31/05/2006

Le vélo à cul nu

 

 

 

 

L’un de mes lecteurs c’est montré fort déçu de ne pas trouver dans mon blog  plus de photos de vélos et de… fesses. C’est que la vignette à ce jour présente dans la marge de gauche laisse présager beaucoup de choses, mais que, en cliquant dessus… il ne se passe rien !

 

Aussi, puisque ce lecteur a jugé mon blog « très mauvais » et beaucoup trop intello pour lui, je répare aujourd’hui la chose en lui offrant, ainsi qu’à tous mes autres lecteurs, une page dédiée au vélo et à la fesse. De toute façon, cela ne fera pas de tort à ma popularité sur le web et à l’indexation des moteurs de recherche qui, comme tout le monde le sait, repèrent plus facilement les pages où il est question de sexe et de cul… (voilà c’est fait, j’ai réussi à mettre les mots qui convenaient sur mon blog !)

 

 

 

 

 

Si vous souhaitez en (sa)voir plus sur la question, sachez que l’association « World Naked Bike Ride » organise des balades à vélo dans le plus simple appareil : à Bruxelles, elle sera organisée le 10 juin prochain. N’oubliez pas de prendre le vôtre (d’appareil) si vous participez ou assistez à cette manifestation et envoyez-moi les photos pour que je puisse les coller dans ce blog.

 

Et si vous faites du vélo et que le soleil venait à briller un peu, n’hésitez pas à mettre la tenue adéquate et à m’envoyer aussi votre photo avec votre plus bel engin (je parle du vélo). Et si ça marche, ce blog deviendra grâce à vous l’un des plus populaires de la blogosphère !...

 

Pour démarrer votre échauffement en fanfare et pendant que vous consultez les liens ci-dessous, écoutez plutôt la chanson « Sur un Vélo » de Loumy. Et laissez les fesses l’effet se faire…

 

 

 

 

 

http://www.worldnakedbikeride.org/

http://www.wnbrbelgium.be/fr.html

http://agirici.free.fr/article.php?id_article=509#sommair...

http://www.ciclonudista.net

http://www.barewitness.org/worldnakedbikeride04.html

http://www.nakedprotesters.com/

http://www.eduardkoller.com/poze/2004worldnakedbikeride/

http://www.indymedia.org.uk/en/2003/06/272665.html

http://www.loumy.net/chanson-velo.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

21:11 Écrit par Lucky Skywalker dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : humour, sexy, velo, randonnee |  Facebook |

30/05/2006

Promenade à Alost

 

 

 

 

1.

 

Départ au parking du cimetière (Kerhoflaan). Emprunter le sentier à droite du portail de l’entrée du cimetière et longer vers la gauche la prairie et l’arrière des jardins. On rejoint la Sint-Jobstraat que l’on emprunte sur la gauche

 

 

2.

 

On passe devant la chapelle blanche de Saint Job avant d’atteindre le château de Regelsbrugge que l’on aperçoit sur la gauche.

 

 

3.

 

Face au château de Regelsbrugge, on oblique vers la droite et on emprunte l’ancienne drève du château, bordée de hêtres. On oblique à droite dans le Marktweg et on rejoint la Karel van de Woestijnestraat qui débouche sur la Kapucijnenlaan, sorte de boulevard périphérique

 

 

4.

 

On traverse la Kapucijnenlaan pour rejoindre la Beekveldstraat qui longe l’ancien site des Filatures Impériales. On oblique à gauche dans la Sint Job Kalfstraat avant d’obliquer à gauche dans la Keizerlijk-Plein.

 

 

5.

 

On longe la Keizerlijk-Plein plantée d’arbres (ancienne Place Impériale à l’époque napoléonienne) et on oblique à droite dans la Boterstraat qui conduit au Hopmarkt. On continue tout droit par la Sint-Jorisstraat, une ruelle piétonne qui débouche dans la Zoutstraat et se prolonge tout droit par la Sluierstraatje qui conduit jusqu’à l’église Saint-Martin.

 

 

6.

 

On oblique à gauche dans la Kerkstraat pour rejoindre la Grand Place dominée par la Maison échevinale (ancien hôtel de ville du XIIIe siècle), le beffroi (terminé en 1460) et la Gebiedshuisje (ajoute gothique). On s’arrêtera aussi pour contempler la statue de Thierry Martens, l’imposant Hôtel d’Egmont (1777) et l’actuel hôtel de ville de style néo-classique et sa cour intérieure de style rococo.

 

 

7.

 

A gauche de la Maison échevinale, on emprunte la Kattestraat. Sur la gauche, la chapelle du Saint-Esprit (1470) a été transformée en boutique de mode… On atteint l’Esplanade-Plein entourée de quelques immeubles en Jugendstil.

 

 

8.

 

Sur cette place, on oblique vers la droite dans la Stationsstraat, bordée de maisons de maîtres, qui conduit jusqu’à la gare construite en 1856 dans le style d’un château médiéval.

 

 

9.

 

Devant la gare, on oblique vers la droite dans l’Albert Liénardstraat qui conduit jusqu’au Graanmarkt où une ancienne halle au grain a été transformée en Athénée Royal. Plus loin, la Kapellestraat où l’on remarquera au n°10 l’Hôtel van Langenhove et au n°8 l’ancien couvent des Sœurs Noires.

 

 

10.

 

On emprunte sur la gauche la Molenstraat qui passe devant le centre culturel De Werf avant d’atteindre la place et l’église du même nom au bord de la Dendre.

 

 

11.

 

On tourne à droite dans la Burchtsraat avant d’obliquer dans la première petite rue à droite qui passe derrière le centre culturel et rejoint le Oude Vismarkt près de laquelle se trouve le musée municipal installé dans les bâtiments conventuels de l’ancien hôpital. De l’église Saint-Martin, construite en 1480 en style gothique brabançon, on emprunte la Ponstraat le long de laquelle on remarquera le n°2 (Erve de Stove – 1477), le n°7-13 (collège St-Joseph), le n°31 (maison néo-gothique de 1875), les n° 51-57 (ancien carmel) et le n° 76 (ancienne cure du béguinage – 1676). On pourra faire un petit détour sur la gauche vers le béguinage transformé en cité sociale mais où l’on remarquera une petite chapelle néo-baroque (1872) et l’église Ste-Catherine de style classique (1787-1797). On traverse le Houtmarkt pour continuer tout droit jusqu’à la Burgemeesterplein.

 

 

12.

 

Le parc a été conçu par l’architecte J.Breydel pendant la Première Guerre mondiale afin de soustraire les ouvriers aux réquisitions des Allemands. On pourra se balader autour des étangs ou s’arrêter quelques instants dans la plaine de jeux et à sa buvette avant d’obliquer verts la droite. On passe à l’extrémité d’une grande pièce d’eau rectangulaire décorée de grands vases sculptés et, après avoir franchi une grille, on passe au centre d’une grande plaine avec des terrains de sports.

 

 

13.

 

Après avoir traversé la Blanckaertdreef, on pourra pénétrer dans le Osbroeck, site naturel de 70 hectares au centre duquel on pourra escalader le Docusberg (voir le panneau d’information à l’entrée du site)

 

 

14.

 

On rejoint la Geraardbergsestraat que l’on emprunte vers la droite jusqu’au rond-point dénommé De Haring. On emprunte la Debethunelaan jusqu’au cimetière, point de départ de la promenade

 

 

Promenade d'après « Le Guide Ippa des Villes de Belgique » de Julien Van Remoortere (Editions Lannoo).

 

Consultez l'album photos de cette promenade à Alost.

 

 

Carte d’après l’ «Atlas des Villes – 100 plans des villes les plus importantes » - Cartographie Europlanning NV – Standaard Uitgeverij

 

19:39 Écrit par Lucky Skywalker dans Randonnées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : randonnee |  Facebook |

29/05/2006

Berlin, la "Nouvelle Teutonie".

 

 

 

 

C'est au siècle des Lumières que l'urbanisme de Berlin connut un essor qui fit d'elle l'une des plus grandes métropole européenne qui finira par couvrir près de huit fois la superficie de l'agglomération parisienne.

 

Hans Stimman, s'exprimant dans son "Planwerk Innenstadt", fut le premier urbaniste planificateur de la ville. C'est lui qui fut à l'origine du style berlino-prussien de ses bâtiments anciens dont l'enveloppe massive et basse, d'une hauteur imposée de 22 mètres, devait être enveloppée de façades en pierre naturelle, percée d'ouvertures régulières.

 

Avant la première guerre mondiale, Berlin, seule ville allemande sans véritable passé architectural ancien, avait l'aspect d'une ville militaire prussienne dont les façades colorées de tons pastels ocre, rose et bleu ne pouvaient rien enlever à son austérité, à sa froideur et à sa rigidité peut-être due à la présence entre ses murs de nombreux juifs et descendants des huguenots.

 

Ces bâtiments prussiens allaient ensuite être recouverts des ombres noires de la révolution industrielle qui allait transformer la capitale en ville d'effroi, à l'odeur de goudron et de fumées. Berlin allait en effet alors connaître la plus forte concentration ouvrière de toute l'Allemagne. A la création de nouveaux quartiers prolétaires allait s'adjoindre le casernement des soldats dans des anciens immeubles, juxtaposant ainsi les îlots sinistres, lugubres, misérables et surpeuplés. Cette situation explique sans doute la transformation de Berlin en véritable forteresse du Parti Communiste allemand où le Troisième Reich hésitera longtemps à pénétrer.

 

Après 1870, Berlin devint capitale du Reich: de ville militaire, elle acquiert la réputation d'être aussi une ville provinciale. La ville s'étend jusqu'à la campagne suite à la construction de quartiers de nouveaux riches, principalement à l'Ouest. Elle est en fait constituée de villes juxtaposées aux contrastes sociaux importants.

 

 

 

 

 

Après la première guerre mondiale, Berlin devint, sous la république de Weimar, une importante métropole culturelle et artistique d'avant-garde avant que les Nazis ne détruisent les vieux quartiers historiques de l'Est afin d'y organiser les parades de chars dans les grandes artères nouvellement créées.

 

La guerre et la ruine imprimèrent ensuite la mémoire de la ville dans la pierre en y laissant les traces des balles et des bombardements, devenues invisibles dans les autres villes allemandes. Berlin devint ainsi une ville de ruine portant le deuil de l'histoire.

 

Le style réaliste socialiste des années 50 marqua ensuite la ville à l'Est, notamment par la destruction complète de l'Alexanderplatz pendant qu'à l'Ouest, les destructions étaient opérées par soucis de rentabilité. La froideur des quartiers neufs de la RDA, due à la médiocrité de leur architecture, se juxtaposa aux constructions neuves de l'Ouest dont certaines, sous l'impulsion d'une vie artistique très féconde, peignirent leurs façades de l'ombre des immeubles précédents et témoignèrent ainsi de la mémoire des lieux disparus.

 

Lors de l'érection du mur, la ville fut recouverte d'une nouvelle chape de tristesse. Ceux qui l'aimaient choisirent de continuer à y vivre et, par une sorte de masochisme, décidèrent d'établir un no man's land autour de cette frontière de la honte en rasant toutes les constructions qui la voisinaient à l'Ouest et en établissant à l'Est une barrières de bâtiments sinistrement murés et d'immeubles rébarbatifs à vocation administrative.

 

La disparition du mur laissera un grand vide ouvert à toutes les promesses, une juxtaposition de tissus morts ou paralysés avec des tissus vivants actifs qui donnent à la ville son caractère si particulier. Au nom de la reconquête de la mémoire et dans l'euphorie de la réunification, on luttera violemment, dans les quartiers turcs du Kreutzberg, contre la démolition des vieux immeubles, on tracera sur le sol un large trait rouge marquant l'emplacement du mur de la honte disparu, on emballera de toile de bâche le Reichstag promis à la rénovation, on reconstruira en trompe-l'œil la façade du château des Hohenzollern peinte sur une toile géante et on édifiera, à l'emplacement du bunker d'Hitler, l'utopie architecturale et urbanistique post-moderniste du nouveau millénaire, témoignage de la démesure des grands projets institutionnels de l'Allemagne nouvelle.

 

La nouvelle capitale allemande est déchirée entre deux objectifs contradictoires: se donner une image de vraie capitale et assurer un développement économique rapide. Elle manque en effet d'une véritable vision unifiée. Que garder de l'histoire prussienne, hitlérienne ou communiste de la ville, histoire à l'image sinistre et négative? Comment construire une vision à plus long terme du rôle de l'Allemagne et de sa capitale dans une Europe qui s'étend de plus en plus à l'Est? Comment définir cette vision qui dépasserait l'urgence des prochaines années?

 

La ville hésite entre le conformisme de la vieille formule imposant le block comme module de base à la reconstruction de la ville et l'appel des expériences conceptuelles déconstructivistes les plus radicales, entre un style traditionnel légitimé dans la tradition et une architecture plus démocratique,  plus actuelle ou même avant-gardiste par rapport à un style plus berlinois que berlinois et que certains nomment déjà la "Nouvelle Teutonie"...

 

 

 

 

 

07:15 Écrit par Lucky Skywalker dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : architecture, urbanisme, berlin |  Facebook |

28/05/2006

Berlin, capitale improbable.

 

 

 

 

 

Si, à l'exemple des guides qui souhaitent satisfaire toutes les curiosités touristiques, l'expression "ville de contraste" est presque éculée, c'est pourtant le qualificatif qui convient le mieux à la ville de Berlin.

 

Lorsque l'on débarque du train ou du bus à la gare du jardin zoologique, on est frappé par la banalité des lieux. Si ce n'était la présence des ruines de la tour de l'église dédié à l'empereur Guillaume Ier, juxtaposition d'une dent creuse et d'un bâton de rouge à lèvre devenue le symbole de Berlin et conservée pour témoigner de l'horreur de la guerre, la largeur des avenues abondamment arborées et parcourues par des cyclistes suréquipés et des vélos-taxis aux allures futuristes et les amateurs de football agitant des drapeaux dans un concert tonitruant de klaxons de voitures, si ce n'était tout cela, l'Europa-Center  et l'avenue commerçante Tauentzienstrasse menant au grand magasin KaDeWe seraient d'une banalité désespérante.

 

Mais Berlin est une ville qui se mérite. Et ce quartier est à l'image de la ville... En le parcourant un peu plus tard en véritable curieux, vous y serez surpris par la juxtaposition d'images hétéroclites et la richesse des contrastes architecturaux et sociaux qui témoignent de l'absorption par cette capitale "introuvable" de toutes les incongruités contemporaines de sa dyslexie urbanistique.

 

Ici, on ne peut s'empêcher de penser aux "Cités obscures" de François Schuiten, ce célèbre "urbatecte" surréaliste qui publie ses planches aux éditions Casterman: les immeubles insipides des années 60 se juxtaposent aux structures métalliques des transports aériens, les aubettes populaires de la gare aux maisons et jardins bourgeois de la Fasanenstrasse et les immeubles exotico-rococo du jardin zoologique à la tour post-moderniste du Kant-Dreieck, œuvre de l'architecte Josef Paul Kleihues, couronnée d'une girouette de 18 mètres de haut, véritable crête de coq placée là avec ostentation en hommage à Joséphine Baker...

 

 

 

 

 

 

C'est la croisière en bateau sur la Spree et le Landwehrkanal qui confirmera le mieux cette première impression en vous menant du château baroque de Charlottenburg, au pont néo-gothique Oberbaumbrücke sur la Spree et aux statues gigantesques de trois lutteurs de métal se reflétant dans les eaux d'un lac où passe une vieille péniche à vapeur et où se mire un hydravion jaune prêt à prendre son envol.

 

Entre temps, vous aurez navigué devant d’anciennes friches industrielles rénovées, de beaux quartiers résidentiels, de clinquants immeubles administratifs et de sinistres bâtiments d'avant ou d'après-guerre, le nouveau parlement et la coupole futuriste du Reichtag rénové, les lourds et massifs édifices de l'île des musées partiellement fermés pour cause de rénovation et la dégoulinante coupole néo-baroque de la cathédrale, la sphère de béton et de métal supportant les antennes de la Fernsehturm ainsi que le quartier St-Nicolas reconstruit plus vrai que nature dans un style que n'aurait pas dédaigné Walt Disney.

 

Au retour, votre bateau passera sous les structures métalliques art déco de la station de métro Hallesches Tor, le vieux coucou américain suspendu à une esquisse de façade du futur musée des transports et des techniques, un pont de métro pénétrant avec insolence par le porche d'entrée d'un vaste immeuble, l'ombre immense des grandes arches administratives fermant le nouveau quartier de la Potsdamerplatz, le vaisseau de verre et de métal noir conçu en 1963 par Mies van der Rohe sur le Kulturforum et enfin, avant l'accostage, sous la façade immaculée du Bauhaus-Archiv, autre vitrine d'un mouvement en son temps novateur.

 

 

 

 

 

 

Déjà, vous serez étonné. Et pourtant, vous ne serez pas au bout de vos surprises! Prenez le métro, renommé pour son efficacité, et allez voir aussi la célèbre porte de Brandebourg dont notre arche du Cinquantenaire n'a pas à pâlir, la Colonne de la Victoire, perdue au milieu du Tiergarten et minuscule au milieu de son rond-point, les bâtiments historiques d'Unter den Linden, peu dignes d'intérêts, défigurés par les canalisations roses et bleues qui surplombent le chantier s'étirant tout au long de l'avenue, les coupoles de la place de l'Académie disparaissant au milieu d'une forêt de gradins métalliques disposés pour un spectacle, les rues barrées et les immeubles en démolition éparpillés partout dans le Berlin en devenir... Et malgré tout cela, vous serez cependant étonné par les zig-zag métalliques du Musée Juif nouvellement construit par Günter Schneider, par la chaleur des façades rouges de la place dédiée à Marlène Dietrich dans le quartier de la Potsdamerplatz et surtout par le gigantesque parapluie blanc qui couvre les immeubles du Sony Center, œuvre des architectes Helmut Jahn et Philip Castillo et surtout la coupole futuriste du Reichtag, rénové par Norman Foster, lieu symbolique par excellence du nouveau Berlin.

 

En parfait touriste, n'oubliez pas non plus de jeter un coup d'œil aux musées berlinois. Malgré une présentation parfois un peu démodée et un cadre désuet, il n'en reste pas moins vrai qu'il y a dans ces musées berlinois des collections à faire pâlir d'envie les plus grands musées du monde, depuis la fameuse tête de Néfertiti jusqu'au monuments reconstitués dans le Musée de Pergamme en passant par les trésors découverts à Troie par Schliemann et les peintures romantiques de Caspar David Friedrich. Si vous avez encore du courage, allez faire un tour dans le parc du château de Charlottenburg dont la façade baroque jaune pastel cache de nombreuses salles d'exposition et des appartements au lourd mobilier d'une esthétique aujourd'hui peu convainquante.

 

Car Berlin, c'est tout cela: un musée à ciel ouvert du Troisième Millénaire, au visage défiguré, unique et contrasté, une allégorie bâtie de puissances totalitaires, une trace des pouvoirs déchus, un rideau de deuil de l'horreur et de l'utopie, une façade ravalée des drames, un miroir pour les rêves. C'est un amalgame d'empires, d'années folles, de Bauhaus, de Troisième Reich, de RDA, de futurisme, d'utopies modernes et post-modernes, le tout rassemblé dans un contexte hétérogène et distendu. C'est une juxtaposition surréaliste d'immeubles prussiens stricts et colorés, de bâtiments d'avant-guerre criblés de balles, de parcs immenses redevenus bois sauvages, d'étendues trouées d'espaces vacants et désolés, de monuments modernes se dressant dans leur solitude, de grands chantiers ouverts sur des lendemains meilleurs et de lieux où se côtoient le deuil et le mémoire. Ce n'est finalement qu'un vieux patchwork troué, rapiécé avec des morceaux de textiles en nouvelles fibres synthétiques...

 

 

 

 

 

 

 

19:46 Écrit par Lucky Skywalker dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : architecture, urbanisme, berlin |  Facebook |

27/05/2006

Jeux littéraires

Oulipo, l’Ouvroir de Littérature Potentielle, est un mouvement littéraire fondé notamment par Raymond Queneau en 1960 et qui a pour but d’imposer des contraintes à l’écriture. Raymond Queneau s’est par exemple illustré dans « La Vie, Mode d’Emploi » (Folio), roman écrit sans la lette E… C’est dire que les contraintes inventées par ce mouvement littéraire créent bien souvent des œuvres plutôt surréalistes ! Voici quelques exemples de ces contraintes et de leurs résultats ainsi que quelques autres jeux littéraires pratiqués depuis bien longtemps déjà.

 

Lipogramme.

 

Œuvre littéraire dans laquelle on s’astreint à ne faire entrer une ou plusieurs lettres de l’alphabet. Un lipogramme ne se remarque généralement pas et doit être annoncé dans le titre.

     'Mardi, il prit son fusil, son arc, son bazooka, son tambour. Il allait battant champs, bois, monts, vallons montant son dada favori.'

(Lipogramme sans E de Raymond Queneau)

Pangramme.

Phrase comportant toutes les lettres de l’alphabet (excellent exercice de dactylographie !) 

     ' Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume.' 

     'Bâchez la queue du wagon-taxi avec les pyjamas du fakir'

     ' Voix ambiguë d'un cœur qui, au zéphyr, préfère les jattes de kiwis.'

(Anonymes)

Tautogramme.

Texte dont tous les mots commencent par la même lettre. 

     'Mazarin, ministre malade, méditait même moribond malicieusement mille maltôtes.'(maltôtes = impôt perçu illégalement) 

     'Au zénith un zeste de zéphyr faisait zézayer le zodiaque.' 

Liponimie.

Exercice littéraire consistant à s’interdire l’emploi d’un mot dans un texte.

Exemple : « Contes sans qui ni que » de Henry de Chenevières.

Palindrôme.

Mot, vers ou phrase qu’on peut lire dans les deux sens. 

     'Esope reste ici et se repose. '(Laval)

     'L’âme sûre ruse mal.' (Louise de Vilmorin)

     'Tu l'as trop écrasé, César, ce Port-Salut !' (Victor Hugo)

     'Et la marine va, papa, venir à Malte.' (Victor Hugo) 

Un record : le « Palindrome de Saint-Gilles » de Pol Kool (2004) composé de 2119 mots.

 

Phrase rhopaliques ou euryphalliques.

 

Chaque mot comporte une lettre en plus que le précédent. 

     'A la mer nous avons trempé crûment quelques gentilles allemandes stupidement bouleversées.' (Bens)

Acrostiche.

En lisant dans le sens vertical la première lettre de chaque vers, on trouve le mot du sujet, le nom de l’auteur, etc. 

Exemple : acrostiche fait sur Louis XIV par un solliciteur à la bourse vide :

 

' Louis est un héros sans peur et sans reproche

On désire le voir. Aussitôt on l’approche

Un sentiment d’amour enflamme tous les cœurs

Il ne trouve chez nous que des adorateurs

Son image est partout, excepté dans ma poche.' 

 

Littérature définitionnelle.

 

Dans un texte, remplacer chaque mot par sa définition du dictionnaire. Réitérer l’opération plusieurs fois.

 

Méthode M+/-n.

 

Remplacer dans un texte les mots M par d’autres mots de même genre qui les suivent ou les précèdent dans le dictionnaire à une distance variable mesuré par le nombre de mots.

 

Permutation.

 

Dans un texte existant, permuter les mots, verbes et adjectifs deux à deux.

 

Monosyntaxisme.

 

Ecrire un texte en respectant une structure donnée. Par exemple, si V=verbe, S= substantif et A=adjectif, faire succéder VVSSSSASSVVSSSVSV…

 

Chimères.

 

Vider un texte de ses verbes substantifs et adjectifs et les remplacer par les verbes d’un premier texte, les substantifs d’un deuxième et les adjectifs d’un troisième.

 

Poème à méthamorphose pour ruban de Moebius (Luc Etienne).

 

Prendre une bande de papier allongée. Sur l’une des faces, écrire : 

     ' Trimer, trimer sans cesse

Pour moi c’est la sagesse

Je ne puis flémmarder

Car j’aime mon métier' 

  • Retourner la bande autour de son plus grand côté et écrire : 

     ' C’est vraiment éreintant

De gaspiller son temps

Et grande est ma souffrance

Quand je suis en vacance' 

  • Coller les extrémités de la bande de papier avec une torsion d’un demi-tour. Le ruban de Moebius ainsi créé n’a en fait qu’une seule face.
  • Relire le poème de bout en bout.
  • Résultat : les vers des deux strophes s’alternent et donnent un sens bien différent au poème. 

     ' Trimer, trimer sans cesse

C’est vraiment éreintant

Pour moi c’est la sagesse

De gaspiller son temps

Je ne puis flémmarder

Et grande est ma souffrance

Car j’aime mon métier

Quand je suis en vacances' 

 

Pour tout savoir sur le ruban de Moebius:

http://www.mathcurve.com/surfaces/mobius/mobius.shtml

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ruban_de_M%C3%B6bius

http://www.col-camus-soufflenheim.ac-strasbourg.fr/Page.p...

 

Exercice en forme de Z (Serge Gainsbourg).

 

Serge Gainsbourg excellait dans ce genre d’exercice littéraire. Voici l’une de ses chansons où chaque vers comporte un ou plusieurs Z ou son assimilé. 

     'Zazie
A sa visite au zoo
Zazie suçant son zan
S'amusait d'un vers luisant
D'isidore Isou
Quand zut ! Un vent blizzard
Fusant de son falzar
Voici zigzaguant dans les airs
Zazie et son Blazer

L'oiseau
Des îles est pris au zoom
Par un paparazzi
Zigouilleur visionnaire
De scherzi de Mozart
Drôle de zigoto
Zieuteur du genre blasé
Mateur de photos osées

Zazie
Sur les vents alizés
S'éclate dans l'azur
Aussi légère que bulle d'Alka Selzer
Elle visionne le zoo
Survolant chimpanzés
Gazelles lézards zébus buses et grizzlis d'Asie

L'oiseau
Des îles est pris au zoom
Par l'autre zèbre, bonne zigue
Zazie le fusillant d'un bisou
Lui fait voir son bazar
Son zip et son Zippo
Fendu de jusqu'à Zo
'

 

12:59 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : citations |  Facebook |

26/05/2006

Des vélos pas comme les autres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous possédez des photos ou des liens consacrés au même thème, merci de me les envoyer pour une prochaine publication.

19:05 Écrit par Lucky Skywalker dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, velo, photo |  Facebook |

25/05/2006

Les plus hautes constructions

 

Plus hautes structures.

 

La plus haute structure jamais construite est celle de l’antenne de la Warszawa Radio à Konstantinovie en Pologne. Edifiée en 1973, cette antenne de 646,40 mètres de haut s’est écroulée en 1991. Actuellement, le record semble donc être détenu par le mât de la KVLY-TV qui se trouve dans le Dakota du Nord aux USA, à Blanchard, près de Faro et fait 628,80 mètres de haut.

 

En ce qui concerne la plus haute structure en béton, le record est détenu par la tour CN à Toronto (Canada), construite en 1976 et quoi fait 553,33 mètre de haut.

 

Plus hauts immeubles.

 

Le record du plus haut immeuble est actuellement partagé entre la Sears Tower de Chicago (USA) construite en 1973 et qui atteint la hauteur de 442 mètres (520 mètres avec l’antenne), les Tours Petronas à Kuala Lumpur (Malaisie), construites en 1998 et dont le point culminant atteint 452 mètres et la Tour Tapeï 101, construite en 2004 à Taïwan, qui atteint 448 mètres (508 avec l’antenne).  La Sears Tower remporte néanmoins la compétition si l’on teint compte du fait qu’il est le plus haut avec son antenne et que son dernier plancher occupé dépasse celui des Tours Petronas.

 

Quant au record du plus haut immeuble résidentiel, celui-ci semble être actuellement détenu par l’Aurora Tower à Brisbane (Australie) qui atteint les 219 mètres.

 

 

Tous ces records devraient être prochainement dépassés par les projets en cours dont la démesure ne manque pas de susciter quelque inquiétude. Force est de constater également le déplacement géographique de ceux-ci vers les pays orientaux et moyen-orientaux en pleine expansion économique. Le tableau ci-dessous indique l’évolution de ces records.

 

 

 

 

 

Année

Immeuble

Lieu

Hauteur

1884

Home Insurance Building

Chicago-USA

42m

1908

Singer Building

New-York-USA

187m

1909

Metropolitan Life Insurance Buiding

New-York-USA

241m (50 étages)

1913

Woolworth Buiding

New-York-USA

241m (60 étages)

1930

Bank of Manhattan

New-York-USA

282m

1930

Chrysler Building

New-York-USA

320m

1931

Empire State Building

New-York-USA

381m (449m avec antenne)

1963

Mât de KVLY-TV

Blanchard (près de Faro)-Dakota du Nord-USA

628,80m

1967

Tour de radio-télédiffusion Ostankino

Moscou-Russie

540m

1972

World Trade Center (détruit)

New-York-USA

415 et 417m (527m avec antenne)

1973

Sears Tower

Chicago-USA

442m (520m avec antenne)

1973

Antenne Warszawa Radio (écroulée en 1991)

Konstantinovie-Pologne

646,40m

1976

Tour CN

Toronto-Canada

457 (553,33m avec antenne)

1989

Bank of China

Hong-Kong-Chine

369m

1992

Central Plaza

Hong-Kong-Chine

374m

1996

Citic Plaza

Guangzhou-Chine(Canton)

391m

1996

Shun Hing Square

Shenzhen-Chine

384m

1998

Tours Petronas

Kuala Lumpur

452m

1999

Jim Mao Tower

Shangaï-Chine

421m

1999

Burg Al Arab

Dubaï

355m

2003

Two International Finance Center

Hong-Kong-Chine

415m

2004

Taïpe 101

Taïwan

448m (508m avec antenne)

2006

Aurora Tower (immeuble résidentiel)

Brisbane-Australie

219m

2007

World Financial Center

Shangaï-Chine

492m

2007

Union Square

Hong-Kong-Chine

484m

2008

Burj Dubaï

Dubaï

705m

2008-2010

Freedom Tower

New-York-USA

415m (541m avec antenne)

2009

Menara Jakarta

Jakarta

558m

2009-2010

Bision Brisbane (immeuble résidentiel)

Brisbane-Australie

283m

2010

Tours Guangzhou

Shangaï-Chine

514,8m

2015-2020

Bionic Tower

Shangaï-Chine

1228m

2030

Madinat Al Mareer

Koweit

1001m

Inconnue

Millenium Tower

Tokyo-Japon

840m

 

 

 Liens:
http://www.techno-science.net/?onglet=articles&articl...

http://skyscraperpage.com/diagrams/?2063133

http://www.olscom.com/tours/index.php

http://www.linternaute.com/savoir/grands-chantiers/tours-...

 

12:38 Écrit par Lucky Skywalker dans Architecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : architecture, tour, buiding |  Facebook |