29/01/2007

Drivers: trouvez les bons pilotes.

Vos périphériques déconnent… ou ne fonctionnent plus ! Sans doute serait-il temps de vérifier les pilotes qui les contrôlent.

 

Dans le menu Démarrer, faites :

  • Panneau de configuration
  • Système
  • Matériel
  • Gestionnaire des périphériques

 

Les pilotes qui clochent sont signalés par un point d’exclamation ou d’interrogation.

Notez le matériel qui cloche pour rechercher un nouveau pilote.

 

Pour trouver les drivers qui vous manquent ou ceux qui sont périmés, vous pouvez télécharger le logiciel « Driver Detective » (600K) sur www.drivershq.com. Après avoir inspecté votre machine, ce logiciel affiche une page internet avec la liste de vos périphériques. Le téléchargement des pilotes mis à jour est payante sur ce site, mais il est possible de les trouver gratuitement.

drivers hq a~1

 

Pour trouver les nouveaux pilotes et les télécharger:

  • consultez le site du fabricant du matériel qui pose problème
  • branchez vous sur www.clubic.com/download: ce site contient des liens vers les constructeurs ainsi qu’une base de données des pilotes indispensables ou les plus courants
clubic  a~1

 

 

 

  • consultez également le site www.touslesdrivers.com qui, outre les actualités sur les derniers pilotes, contient aussi une bibliothèque de pilotes très fournie

tous les drivers a~1

 

Pour installer les nouveaux pilotes : 

  • dans le Gestionnaire des périphériques, faites un clic droit sur la ligne du matériel qui pose problème
  • cliquez sur Mettre à jour le périphérique
  • cliquez sur Installer à partir d’une liste ou d’un emplacement
  • si le pilote est sur un CD ou une disquette, cliquez sur la case correspondante
  • si le pilote a été téléchargé, sélectionnez l’emplacement sur votre disque dur
  • cliquez sur OK et sur Suivant 

Après affichage d’un message de confirmation, redémarrez votre PC pour que les changements soient pris en compte.

14:48 Écrit par Lucky Skywalker dans Informatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pilotes, drivers |  Facebook |

27/01/2007

Armand - Under the skin

ARMAN - Under the skin~2

15:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : peinture, art |  Facebook |

Un balai de sorcière motorisé.

balai
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les inventeurs n'ont plus de limite à leur imagination!
Qu'en penserait Harry Potdefer?...
 

09:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, velo |  Facebook |

26/01/2007

Peintures rupestres préhistoriques du Sahara Algéro-Libyen.

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Peinture rupestre du Djebel El Aouénat : hommes, femmes et enfants sahariens avec leurs troupeaux de bovidés.

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Peintures rupestres de l’Acacus : couple de bovidés à bosse et aux cornes recourbées.

 

Les découvertes préhistoriques réalisées depuis un siècle dans le Sahara centro-occidental ont connu un grand retentissement. Ce n'est pas le cas des travaux effectués au Sahara libyen. La "province" paléoethnographique et archéologique du Sahara central a été sensiblement élargie. Ces travaux ont apporté le chaînon géographique manquant entre les sites préhistoriques découverts dans le Sahara occidental (Tassili, Hoggar, Adrar Ahmet, Sud oranais, Sud marocain) d'une part, et les non moins importantes stations d'art rupestre dû lointain Djebel Aouénat et du Sahara nubien, d'autre part.

 

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Peinture rupestre de l’Acacus : bœuf avec les cornes en forme de lyre.

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Peinture rupestre de l’Ouan Bender : troupeaux des hyppoitraginae (faune quaternaire)

 

Aujourd'hui c'est tout un monde qui surgit de la nuit des temps, un monde animé durant des millénaires par la nature et les hommes, de vastes territoires où règnent maintenant le silence et la soif. Les témoignages de cette vie prestigieuse d'une époque morte ache­minent les chercheurs vers l'explication historique et culturelle d'une bonne partie de notre commun passé méditerranéen, de la grande civilisation égyptienne, de l'énigmatique civilisation fezzanaise des Garamantes, du peuplement antique du Maghreb et l'origine demeurée ethniquement mystérieuse de peuplades, tels les Béjas, les Touaregs et les Foulbés.

 

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Peinture rupestre du Sahara, autruches et buffles

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Peinture rupestre de Oua Molin : construction conique avec coq, palmier dattier et guerriers armés de javelots.

 

C'est l'importance des résultats atteints par les missions de Fabrizio Mori dans le massif montagneux inexploré du Tadrart Acacus qui ouvre une grande fenêtre sur la vie humaine et animale du Sahara central d'il y a 7000 ans et que ces quelques planches illustrent en partie. Fabrizio Mori et ses compagnons ont découvert un vaste musée rupestre situé sur le versant sud-occidental du Fezzan qui s'élève à l'orient de l'oasis de Ghat. Il est sillonné par un grand nombre d'oueds qui constituent les lits desséchés des voies d'eau préhistoriques. Ces vallées lunaires alternent avec de larges plateaux couverts de cailloutis noirâtre (le sérir) et de plissements de hauteur variable dont les rochers sont formés de grès d'origine dévonienne.

 

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Peinture rupestre de l’Acacus représentant un char garamantique tiré par des chevaux au « galot volant ».

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Peinture rupestre de Ta Teckrori représentant un homme avec une coiffe de plumes, un charmeur de serpents, un homme avec une charrue néolithique.

 

C'est dans ce genre de pierre que la couleur déposée par la main des anciens artistes sahariens a pu résister au temps et s'est conservée Jusqu'à nos jours. Toutefois, presque toutes les peintures découvertes l'ont été dans des abris sous roche naturellement protégés du soleil et du vent de sable. Certains échantillons de cette peinture millénaire si étonnamment résistante ayant été examinés en laboratoire on a trouvé, à la base de sa composition des substances protéiques du genre de la caséine du lait.

 

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Peinture rupestre de Oua Mellen : couple de chasseurs masqués.

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Peinture rupestre de Tin Amrar représentant des hommes et des gazelles en course.

 

Quant à la préparation de la "palette" des peintres sahariens, elle était très semblable à celle de nos contemporains qui peignent à la détrempe. Les moyens utilisés pour étendre la matière colorante sur les rochers n'ont encore pu être déterminés avec certitude, bien que tout laisse à penser qu'il se soit agi de véritables pinceaux très fins et confectionnés, avec des poils d'animaux ou des plumes d'oiseaux.

 

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Peinture rupestre de Tin Ouba Teka : char garamantique schématisé entouré de figures humaines des deux sexes.

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Peinture rupestre de l’Ouan Tekilt : girafe.

 

En tout cas, dans le domaine purement technique, la production de l'Acacus comme celle du Djebel Aouénat, s'intrègre parfaitement dans le "miracle" de l'art saharien préhistorique dont s'inspirent les chefs d'œuvres du Hoggar et du Tassali. Et, tout comme les autres régions préhistoriques du Sahara algérien, celle du Sahara libyen offrait des conditions idéales à ces anciens groupements humains qui ont peuplé pendant des millénaires tout le Sahara, atteignant' un degré insoupçonné de civilisation.

 

Attilio Gaudio

Membre de la Société des Africanistes

 

 

09:00 Écrit par Lucky Skywalker dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : peinture, prehistoire, art |  Facebook |

25/01/2007

Tacuinum Sanitatis: un abrégé de santé du XIVe siècle

Ce manuscrit a été écrit et illustré en Italie à la fin du XIVe siècle. C'est la traduction latine d'un manuel arabe d'hygiène, œuvre d'un médecin de Bagdad.

 

Il ne s'agit pas là d'un traité de médecine à l'usage des praticiens, mais bien d'un ouvrage destiné à l'usage familial et privé, une sorte de "Raspail" médiéval, comme l'indique l'importance donnée à l'illustration. Les images sont destinées à frapper l'imagination alors que le texte est réduit au minimum en importance.

 

L'auteur donne d'abord les règles générales d'une bonne hygiène; pour bien se porter il faut tenir compte de six facteurs : l'air, la nourriture, la boisson, l'activité, le repos et le bon fonctionnement humoral.

 

Puis, en des tableaux abrégés, d'où ce nom de Tacuinum, sont étudiés les propriétés, les indications thérapeutiques, les effets toxiques et leur antidote, d'un certain nombre de plantes, aliments ou éléments minéraux.

 

Très scrupuleux, l'auteur indique ses sources au début de chaque tableau : Hippocrate, Galien, Antonius Musa, Dioscoride, Rhazès, Abulcasis et bien d'autres; cependant, il ne semble pas en avoir tiré un grand profit personnel. En effet ce qui fait la valeur de ce manuscrit c'est moins le texte, peu original et excessivement condensé, que l'illustration, exceptionnelle autant dans son inspiration que dans son exécution.

 

01~3

ANIS (anisum)

Les meilleures plantes sont celles qui ont de grosses graines.

  • Indications thérapeutiques: carminatif, excite la sécrétion lactaire, aphodisiaque.
  • Effets toxiques: peut constiper par suite de ses propriétés astringentes
  • Pour atténuer sa nocivité: utiliser la plante entière

02~3

HYSOPE (ysopus)

La meilleure espèce est odoriférante.

  • Indications thérapeutiques: calme des crises d'asthme
  • Effets toxiques: débilitant
  • Pour atténuer sa nocivité: y mêler du "nasitort" ou de l'ivraie

03~3

ABSINTHE (absintum)

La meilleure espèce est celle à feuilles blanches.

  • Indications thérapeutiques: eupeptique, préserve la peau des morsures d'araignées et de moustiques
  • Effets toxiques: irrite l'estomac
  • Pour atténuer sa nocivité: employer toute la plante et non son suc

04~3

ANETH (anetum)

La plante fraîche et bien verte est la meilleure.

 

  • Indications thérapeutiques: digestif
  • Effets toxiques: mauvais pour les reins et les estomacs sensibles
  • Pour atténuer sa nocivité: le mélanger à des "lemoncellis"

05~3

LE SEL (sal)

Le plus réputé vient de l'Adriatique.

  • Indications thérapeutiques: aide à la digestion des aliments
  • Effets toxiques: peut causer des troubles cérébraux et visuels
  • Pour atténuer sa nocivité: le laver et le sécher au feu

06~3

VIN DE CITRON (vinum citrinum)

Le meilleur doit être de l'année, limpide et clair.

  • Indications thérapeutiques: remontant, tonique
  • Effets toxiques: empêche ou ralentit les rapports sexuels
  • Pour atténuer sa nocivité: y ajouter des citrons d'Arabie

07~3

VINAIGRE (acetum)

Le meilleur est le vinaigre de vin.

  • Indications thérapeutiques: contre les vomissements de bile, les affections gingivales, eupeptiques
  • Effets toxiques: mauvais pour les nerfs
  • Pour atténuer sa nocivité: le couper d’eau et le sucrer

08~3

CAMOMILLE (camamille)

La meilleure est la plus pleine de suc

  • Indications thérapeutiques: contre la toux et les maladies de poitrine
  • Effets toxiques: provoque des balonnements intestinaux
  • Pour atténuer sa nocivité: la tremper d’abord dans de l’eau chaude

 

09~3

LE MIEL (mel)

Le meilleur est le miel récent.

  • Indications thérapeutiques: désinfectant, émollient, empêche la corruption des chairs et des aliments
  • Effets toxiques: provoque la soif, surit
  • Pour atténuer sa nocivité: le mélanger à des oranges

 

10~3

LIS (lilia)

Le meilleur est le lis céleste.

  • Indications thérapeutiques: dissout les excès d’humeur du cerveau et purifie l’eau de citron
  • Effets toxiques: peut provoquer des migraines par son odeur
  • Pour atténuer sa nocivité: y mêler du camphre

 

13:32 Écrit par Lucky Skywalker dans Art de vivre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : botanique, sante |  Facebook |

24/01/2007

Georges Lardant.

LARDANT Georges - Sans titre - Huile sur toile 65x54cm a

LARDANT Georges - Sans titre - Huile sur toile -100x73cm 02a

Sans titre

Huile sur toile

65x54cm

Sans titre

Huile sur toile

100x73cm

 

l'Homme debout

Spiritualité de l'être en quête d'un absolu inaccessible.

J'ai longuement contemplé les fûts élancés de ces épicéas

qui crèvent l'obscurité feutrée de la forêt.

Appel à la lumière,

Volonté de liberté,

Evasion,

Rêve...

 

l'Homme pragmatique,

sa marche dans l'obscurité

jusqu'à la faille

espérée

provoquée,

entrevue...

...accessible

 

LARDANT Georges - Hommage aux peuples opprimés - Tapisserie - 195x130cm - Lissier Alain Agahian a

LARDANT Georges - Sans titre - Huile sur toile - 100x73cm a

Hommage aux peuples opprimés

Tapisserie

195x130cm

Lissier: Alain Agahan

Sans titre

Huile sur toile

100x73cm

 

l'Homme serein

harmonie cristalline.

Voix profonde de grandes orgues

dans l'élan infini de cathédrales sans toit.

 

l'Homme des révolutions,

lutte dans les ténèbres,

 

prison dont il faut abattre les murs...

 

... blessures,

le sang coule et ouvre la voie,

 

mort

et victoire,

mort

et résurrection.

 

LARDANT Georges - Rythmes ascendants - Tapisserie 200x150cm -Lissier HL Grimal a

LARDANT Georges - Sans titre - Huile sur toile - 61x50cm a

Rythmes ascendants

Tapisserie

200x150cm

Lissier: H.L. Grimal

Sans titre

Huile sur toile

61x50cm

 

l'Homme des contradictions,

espoir

et renoncement,

lutte

et abandon,

l'élan

et la chute.

 

Le corps est torturé de sa pesanteur;

 

alors du plus profond de la nuit,

imperceptible d'abord, puis radieuse,

la barre dorée du levant

inonde de sa lumière plénitude

l'Homme d'un jour nouveau.

 

LARDANT Georges - Fusain - 78x59cm 01a

 

LARDANT Georges - Fusain - 78x59cm 02a

 

3 fusains

78x59cm

 

 

LARDANT Georges - Fusain  - 78x59cm 03a

 

 

21:32 Écrit par Lucky Skywalker dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : peinture, art |  Facebook |

21/01/2007

Paul Auster: La Solitude du Labyrinthe

Auster01

PAUL AUSTER

et Gérard de Cortanze

 

LA SOLITUDE DU LABYRINTHE

Essai et entretiens

 

Actes Sud - 1997, 2004

ISBN 2-7427-5255-2

Collection Babel

 

 Le temps.

Le temps découvre les secrets, obscurcit plus qu’il n’éclaire, donne un sens aux choses qui devraient peut-être ne pas en avoir.

 

 Le chaos.

Chacun tente de déchiffrer son propre chaos dans celui des autres.

 

 Le changement.

On parle toujours du caractère des gens comme s'il était immuable, figé à jamais. Je pense qu'une personnalité est constituée d'une infinité de gammes, de couleurs au spectre très large. L'être humain renferme de multiples possibilités. Examinons un homme très attentivement, il est habité par tant d'idées, d'opinions, d'actions et de réactions qui se contredisent. Le même événement, qui la veille encore me semblait tragique, revêt aujourd'hui un caractère des plus comiques, et m' apparaît, le lendemain, comme quelque chose de tout à fait neutre, sans intérêt: il me laisse indifférent. Reconnaître que nous changeons constamment, qu'une sorte de continuum, de flux d'émotions et de pensées, nous anime, voilà peut-être l'origine de toutes ces personnalités divisées - doubles, triples - qui parcourent mes livres. Le fait de reconnaître, d'accepter et de pénétrer nos contradictions, nous conduit sur des chemins bien étranges.

 

 La solitude.

Je crois; malgré tout, que chaque personne est seule, tout le temps. On vit seul. Les autres nous entourent mais on vit seul. Chacun est comme enfermé dans sa tête et pourtant nous ne sommes ce que nous sommes que grâce aux autres. Les autres nous "habitent". Par "autre", il faut entendre la culture, la famille, les amis, etc. Parfois, on peut percer le mystère de l'autre, le pénétrer, mais c'est tellement rare. C'est l'amour, surtout, qui permet une telle rencontre. Il y a environ un an, j'ai retrouvé un vieux cahier du temps où j'étais étudiant. J'y prenais des notes, j'y enfermais des idées. Une citation m'a particulièrement troublée: "Le monde est dans ma tête. Mon corps est dans le monde." J'avais dix-neuf ans et cela continue d'être ma philosophie.

 

 Le regard sur les autres.

Il y a en France une tradition du regard: on se regarde les uns les autres, on s'épie. Lorsque je suis dans un café, en France, il est très amusant pour moi d'observer comment les gens se dévisagent. C'est un véritable jeu. Les Américains en général et les New-Yorkais en particulier ne le pratiquent pas. A Paris, tout est plus homogène. On partage les mêmes attitudes, les mêmes gestes, les mêmes idées. Ici, tout est tellement diffus, multiple, qu'on ne s'intéresse pas vraiment aux autres. Il règne à New York comme un étrange sentiment de peur. On ne veut surtout pas se mêler de l'espace d'un autre, pénétrer dans son territoire.

 

 La marche.

Ce qu'on fait en réalité, quand on marche dans une ville, c'est penser. On effectue un trajet physique, on avance pas après pas. Un circuit s'établit et durant le trajet, des pensées surgissent, accompagnant la marche. Les pensées font, elles aussi, une sorte de voyage. On peut tout aussi bien voyager dans sa tête, assis dans une chambre. Il y a une trentaine d'années, William Burroughs se promenait avec un carnet dont les pages étaient divisées en trois colonnes: ce qu'il voyait, ce qu'il pensait et ce qu'il lisait. Les similitudes et les contradictions entre ces trois éléments étaient une chose intéressante à observer.

 

La marche est un rythme qui rend possible l'émergence des souvenirs. Se souvenir, penser, c'est presque la même chose, non? Un ami poète, grand marcheur, qui était capable d'aller de New York à Cape Cod à pied, m'a dit qu'il ne faisait jamais plus de deux miles à l'heure afin de ne pas perdre des choses, de ne rien oublier de ce qu'il voyait. Cette idée de la "qualité" de la marche est quelque chose de fondamental.

 

 L’œuvre d’art.

Une œuvre d'art, ce n'est pas comme une équation mathématique: aucune solution ne doit être trouvée puisqu'il n'y a pas de solution. L'œuvre est une expérience et l'expérience naît d'un manque de savoir. Ce n'est pas le savoir qui donne le désir de la réaliser mais son contraire. Celui qui a des idées très fixes, rigides, des certitudes, ne peut être un artiste. Faire de l'art, c'est explorer des domaines qu'on ne comprend pas et qui vous échappent. J'ai souvent l'impression que le fait même de pouvoir dire quelque chose au sujet d'un tableau ou d'un livre, que le "commentaire" en somme, surtout s'il est juste et pertinent, signifie la présence d'un centre intouchable. Le noyau central de l'œuvre est inatteignable, comme une étoile brillante. On ne peut l'approcher sans encourir une possible destruction. Il y a donc risque et danger. On peut contourner l'étoile, l'observer de loin, mais toute pénétration est impossible. C'est comme si l'on creusait un trou sans fin.

 

 Paternité et narration.

Lorsque j'étais plus jeune, j'éprouvais de grandes difficultés à écrire des textes en prose qui soient dignes d'être publiés. J'avais beau les récrire et les récrire, je n'étais jamais satisfait. Je n'ai pas vraiment d'explication, mais toujours est-il qu'après la naissance de mon fils j'ai trouvé l'entrée qui me permettait de pénétrer dans un processus d'écriture jusqu'alors totalement bloqué. C'est peut-être une coïncidence, mais cette idée d'être père, c'est-à-dire l'arrivée en masse des responsabilités - on ne vit plus que pour soi - a été pour moi déterminante. Dès lors qu'on devient père on se place dans une lignée chronologique. On sent parfaitement, au plus profond de soi et immédiatement, qu'on appartient à une génération qui va passer, et qu'on devra, à un moment ou à un autre, céder la place à la prochaine. Vous êtes soudain propulsé dans une autre vision du temps. Vous appartenez à une nouvelle dimension du temps. Je crois que ce "placement" différent dans la temporalité déclenche la narration, la possibilité de raconter, car raconter est un événement qui ne peut avoir lieu que dans le développement du temps.

 

 Rendre le monde meilleur.

Une vie, comme on dit, est très courte. Je trouve tragique qu'une personne, par suffisance, cruauté, imbécillité, gaspille ce temps si infime. Chacun peut croiser, dans sa vie, des personnes qui inspirent les autres gens, qui, par leur simple présence, rendent le monde meilleur. Ces êtres peuvent être d'ailleurs très simples, n'avoir rien de particulièrement extraordinaire et pourtant ils portent en eux quelque chose de magique. D'autres, au contraire, détruisent tout ce qu'ils touchent...

 

 L’amour.

L’amour transforme définitivement un être, le fait sortir de lui-même et, dans le même temps, lui permet de devenir quelqu'un d'autre. Oui, l'amour permet de se trouver. Alors on peut faire don de soi, en ce moment précis où l'on peut tout donner. Je ne parle pas uniquement de l'amour physique, entre un homme et une femme, mais aussi de l'amour qu'on peut éprouver pour une idée, une cause, pour quelque chose qui est plus grand que soi.

 

 La connaissance de soi.

Il ne s'agit pas de sortir de soi pour aller vers les autres, mais sans les autres nous ne sommes pas entiers, complets. Nous nous entremêlons tous. C'est dans cet enchevêtrement que peut naître la connaissance de soi.

 

19:56 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citations |  Facebook |