26/02/2008

Tiens t'auras du boudin...

légionLa marche officielle de la Légion étrangère française est bien connue de tous mais les paroles de son refrain sont assez surprenantes, d'autant plus qu'elles mettent à l'honneur de bien curieuse manière les Belges, qualifiés de "tireurs au cul".

Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges, y en a plus, Pour les Belges, y en a plus,
Ce sont des tireurs au cul. (bis)

Cet hymne a été composé par le chef de musique Wilhem vers 1860, juste avant l'engagement du régiment étranger pour le Mexique. Le rythme de cet hymne est plutôt lent et caractérise le pas de la Légion: 88 pas à la minute.

Les paroles actuelles seraient ultérieure à la composition musicale et seraient une nouvelle adaptation créée vers 1870. 

Le "boudin" serait la toile de tente enroulée sur le sac comme on le faisait dans les armées française au 19ème siècle.

Les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains étaient alors nombreux à s'engager dans la Légion après la guerre frano-prusienne de 1870.

Quant à l'allusion aux Belges, elle trouverait son origine dans une décision de notre roi Léopold II d'inviter ses concitoyens à ne pas s'engager dans la Légion de manière à ne pas soutenir la France contre la Prusse.

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25/02/2008

Désir et jouissance.

Sade02Ce n'est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c'est dans le désir, c'est à briser les freins qu'on oppose à ce désir.

 

"Les 12 jours de Sodome" - huitième jour
D.A.F. Marquis de Sade

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24/02/2008

Javier Moro: Une passion indienne.

passionL'histoire.

Lors d'un voyage en Espagne, le Rajah de Kapurthala tombe amoureux d' Anita Delgado, une jeune danseuse, et fait d'elle sa cinquième épouse. Installée en Inde dans un magnifique palais, la jeune femme refuse de vivre avec les autres épouses de son mari et se voit rejetée tant par la famille de celui-ci que par les autorités anglaises. Après avoir donné naissance à un  fils, Anita voyagera régulièrement en Europe avec le Rajah qui tente de faire de son état un modèle de progrès.

Perdant peu à peu l'amour du Rajah, Anita tombera finalement amoureuse de Karan, l'un de ses fils. Ce scandale provoquera son divorce et son retour en Espagne après 17 années de mariage. Le Rajah restera néanmoins toujours en bonnes relations avec Anita et avec son fils.

Le livre.

Cette histoire d'amour un peu extraordinaire sert en fait de prétexte à Javier Moro pour nous dépeindre les grandes pages de l'histoire de l'Inde, le fonctionnement des institutions britanniques et la vie fastueuse des Maharajahs. De nombreuses anecdotes permettent de confronter le luxe des palais et la misère des campagnes. Ce sont aussi des pages d'histoire qui narrent le passage difficile de l'Inde traditionnelle à un état moderne et indépendant.

L'auteur.

Javier Moro est né en Espagne en 1955. Il est l'auteur du Pied de Jaipur (Albin Michel), de L'Opéra sauvage (Reader's Digest) et des Montagnes de Bouddha (NIL éditions). Il a aussi écrit avec Dominique Lapierre Il était minuit cinq à Bhopal, chez Robert Laffont. Une passion indienne a rencontré un formidable succès en Espagne.



L'inde administrée par les Britanniques.

En filant vers le rendez-vous de sa vie, le train qui l'emmène quitte la province de Bombay, qui fait partie de l'Inde britannique, et pénètre dans l'Inde des prin­cipautés indépendantes : Indore, Bhopal, Orcha, Gwalior... Des noms chargés d'histoire qui ne lui disent encore rien. Ils font partie des 562 Etats indépendants (dont le Kapurthala) qui occupent un tiers de la surface totale de l'Inde. Les deux autres tiers du pays sont sous-divisés en quatorze provinces - comme Calcutta, Madras ou Bombay - et chaque province est à son tour divisée en circonscriptions. Cette Inde-là est administrée directement par les Britanniques : c'est ce qu'on appelle le British Raj. L'autre tiers est une sorte de confédéra­tion où les princes indiens gouvernent et administrent leurs Etats de façon autonome, mais toujours sous la tutelle des Anglais. La Couronne britannique est chargée des affaires étrangères, de la défense de chaque État et administre d'une façon très efficace ce gigantesque puzzle. En principe, elle ne se mêle pas des affaires internes des principautés, sauf s'il faut intercéder dans un conflit ou relever de ses fonctions un rajah rebelle dont la loyauté au vice-roi est mise en doute.

Les principautés sont aussi diverses que ceux qui les gouvernent. L'État souverain d'Hyderabad, au sud, occupe un territoire grand comme la France. À l'ouest se trouvent des parcelles minuscules, certaines ne dépassant pas un kilomètre carré. Les 282 principautés de la péninsule de Kathiawar occupent une surface équivalente à celle de l'Irlande. Le Kapurthala, d'une superficie d'à peine six cents kilomètres carrés, fait partie des cinq principautés du Penjab.

Les Anglais ont pu unifier le sous-continent grâce à une politique habile d'alliances et au miracle d'une invention moderne : le chemin de fer. Dans les gares importantes, le chef est habituellement un Anglais qui porte l'uniforme de son pays et qui, à grands coups de sifflet, donne ordre aux convois de circuler ou de s'arrêter.


L'accident de train le plus absurde de l'histoire.

Le maharajah du Gwalior avait fait venir une grue spéciale pour monter sur le toit de son palais le plus gros de ses éléphants. Résultat : le plafond s'était effon­dré et ranimai avait été blessé. Il avait simplement voulu vérifier la solidité du toit, car il avait acheté à Venise un lustre gigantesque censé rivaliser avec ceux des plafonds du palais de Buckingham. Ce même maha­rajah aimait tellement les trains qu' il en avait commandé un en miniature dont les locomotives et les wagons cir­culaient sur des rails en argent massif entre les cuisines et l'immense table de la salle à manger de son palais. Assis aux commandes, il manipulait les leviers, les manivelles, les boutons et les sirènes et contrôlait la cir­culation des trains qui transportaient des boissons, des brochettes, des cigares ou des sucreries. Les wagons-citernes, remplis de whisky ou de vin, s'arrêtaient devant le convive qui réclamait un verre. La réputation de ce train atteignit l'Angleterre, car un soir, au cours d'un banquet offert à la reine Marie, les locomotives s'emballèrent en raison d'un court-circuit, éclaboussant de vin, de xérès, de sauce aux épinards et de poulet au curry les robes et les uniformes des invités. Ce fut l'accident de chemin de fer le plus absurde de l'histoire.


La recette du chameau farci.

Invitée un jour par le maharajah Ganga Singh au plus extraordinaire des banquets dans le palais de Bikaner, Anita demande à son hôte la recette du plat succulent qu'elle est en train de déguster. Il répond très sérieusement : « Préparez un chameau entier, dépouillez-le et nettoyez-le, mettez une chèvre à l'inté­rieur et dans la chèvre une dinde et dans la dinde, un poulet. Farcissez le poulet avec une grouse, puis mettez une caille et finalement, un moineau. Assaisonnez le tout, posez le chameau dans un trou creusé dans le sol et rôtissez-le. »


Les W.-C. de la reine Mary.

A Gwalior, tandis qu'ils dînent dans la salle à man­ger rendue célèbre par le train en argent massif qui apporte les boissons aux invités, la conversation s'engage sur la tournée de George V et de la reine Mary à l'occasion du Grand Durbar. La pauvre sou­veraine n'a pas pu étrenner la nouvelle baignoire en marbre construite spécialement pour elle au palais de Gwalior, car elle s'est écroulée dès qu'elle y a posé les pieds. Pendant cette même tournée, dans un autre État du centre de l'Inde, les ouvriers n'eurent pas le temps de faire fonctionner la chasse d'eau d'un W.-C. dernier modèle, importé de Londres exprès pour la visite royale. Le problème fut résolu en plaçant deux sweepers au plafond ; l'un d'eux avec un seau d'eau dans la main et l'autre avec la mission de suivre l'action de la salle de bains à travers une fente. Quand la reine tirait la chaîne, un des sweepers faisait signe à l'autre pour qu'il verse le contenu du seau dans la chasse d'eau. Les Anglais ne découvrirent jamais le subterfuge.


Editions Robert Laffont. - Points n°1630.

18:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : inde |  Facebook |

16/02/2008

Dany Piérard: ce blog inspire une artiste.

Blog and Bliss - Blog et Béatitude_blog_bliss [Web520]
Dany Piérard: "Blog and Bliss" ("Blog et Béatitude"), Huile sur canvas construit par l'artiste;  Diptyque; Chaque canvas est de h 61cm  x l 31cm.

Née en Belgique en 1952, Dany Piérard émigra aux USA en 1985 avec toute sa petite famille et un diplôme de botaniste dans ses bagages. S'installant d'abord en Oregon, elle émigra ensuite en Alaska puis en Arizona où elle séjourne depuis 1999. Voilà déjà un bien beau parcours...

Mais Dany n'en reste pas là! Outre sa passion toujours vivace pour la botanique qu'elle tente même de "cultiver" un peu lors de ses brefs séjours en Belgique, elle s'adonne aussi à une autre passion héritée de son père et qu'elle semble aussi communiquer à sa fille: la peinture...

Et quelle surprise de constater que, de son propre aveu, la consultation de ce blog (oui, celui que vous lisez en ce moment même!) lui inspira "Blog and Bliss" ("Blog et béatitude"). Interrogée sur la genèse de cette inspiration, voici l'explication qu'elle a pu m'en donner:

Ton Blog est le premier et le seul que j'ai jamais connu. Il est très instructif et agréable pour moi et m'impressionne beaucoup. En ce qui concerne l'origine de l'inspiration de mon travail en peinture, c'est un peu comme ce qui se passe chez les vaches: spontanément, elles ingèrent, ruminent et régurgitent un produit de beauté et aux possibilités multiples.

J'aime le mot blog que je trouve amusant et rond. Ton blog est très complexe. Lors des premières visites, il me trouvait nerveuse. Que de surprises, de rires réserve-t-il? Quels sous-sites visiter? Quels chemins parcourir? Il est plein d'info, il explose en de multiples directions, et pourtant il émane d'une seule personne et est contenu en lui même sur l'écran. Lors de visites ultérieures, il offre du calme: on y retrouve de bons amis, de bons endroits; ses chemins connus sont relaxant; il offre des pensées sages, il laisse un impression de béatitude a celui qui replonge dans ses occupations, il attend sa prochaine visite imperturbablement. De quelles sortes seront les vagues qu'il libérera lors de la prochaine visite?

Longue vie a ton blog et a ses fans,

Dany

Merci , Dany, pour ces commentaires assez flatteurs. J'aime beaucoup ta comparaison entre ce blog et l'estomac d'un ruminant!... Mais on comprend tout lorsque l'on sait que tu as exercé des activités au sein des collections de plantes et mammifères du Musée de l'Université de Fairbanks en Alaska!

Mais c'est quand même étonnant de faire voisiner dans ta peinture "Blog and Bliss" cet estomac de vache avec ce qui ressemble indubitablement à un oeuf, source de vie! C'est du vrai surréalisme "à la belge"! Et ce qui est encore plus surréaliste c'est que, si ce blog est dans ta peinture, ta peinture est maintenant dans ce blog... et l'inspire à son tour!

Voilà une situation qu'aurait certainement appréciée René Magritte auquel tu rends hommage dans une autre de tes peintures et qui devrait avoir cette année son musée à Bruxelles, au sein des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Hommage à Magritte_negpos [Web520]
"Hommage à Magritte: Négatif et Positif ";  Huile sur canvas construit par l'artiste;  Diptyque ; Chaque canvas est de h 61cm  x l 46 cm.

Mais si, malgré l'éloignement, ton inspiration reste attachée à tes racines, ton talent ne renie point les différentes étapes de ta vie. Et ces étapes ne sont sans doute pas seulement géographiques... Les collines verdoyantes de ta Belgique natale s'inscrivent ainsi dans les paysages diversifiés que tu traverses, baignés de glace ou de soleil.

Dualité ici encore, mais cette fois dans un tryptique! Et la Belgique joue sans doute ici un rôle modérateur: le sens du compromis "à la belge" n'est-il pas l'une des qualités que l'on prête à notre pays? Sans doute le souvenir des vertes collines mosanes t'aide-t-il à mieux traverser ces paysages de feu et de glace? En tout cas, il t'inspire! Et c'est un bonheur que de te le voir exprimer...

Belgique [Web520]
Belgique.

Alaska [Web520]
Alaska

Arizona [Web520]
Arizona


"Belgique-Alaska-Arizona" ; Aquarelles; Triptyque; Chaque image est de h 46 cm x  66 cmsur papier Arches 300 de 56 x77 cm.


Dany (Danielle) Pierard-Deviche 

Physical address:  3515 East Ashurst Drive, Phoenix, AZ 85048-7855.
E-mail address:  danydani@cox.net.  

Artist’s statement:  Image Maker; Story Teller, Accent Giver.   

      I do work in oil, acrylic, egg tempera, or watercolor paints. I create diptychs, triptychs and small series of paintings that, within each group, are linked by theme, style, type of beauty, and medium.  As my works offer my interpretation of concepts, they each have a title.  However, my imagery is clear and thus the viewers can easily bypass my titles and interpret my images according to their own sensitivities, as is the case for the three watercolors titled “Belgique, Alaska, Arizona”. Here are the titles of some of my works:  “Homage to Magritte: Negative and Positive” (Diptych, Oil on canvas); “Confronted and Comforted” (Diptych , Acrylic and paper collage on canvas,), “The Disease Series: Autism, Anemia-Leukemia…Metastases…HIV/Aids” (Eight paintings, Watercolor, each 18” x 22”), “The Booby Series:  Booby, Fool#1…Fool#4” (Five paintings, Oil on canvas). 

      I am currently looking for places where to show my work, in solo or together with other artists.  

Short Biography 

Date Birth:  05-21-1952.

  •  
    1. Born Belgian and lived in Belgium until 1985. Earned PhD degree in Plant Physiology from University of Liege, Belgium and worked in Medical Research for 10 years (at University of Liege, Belgium and at Ruhr University Bochum, Germany). For references of articles enter Dany Pierard and D. Pierard in Google.
    2. Moved with husband (with OSU) and two babies to Oregon in June 1985.
    3. Moved with husband (with UAF) and two children to Alaska in July 1988.  Volunteered at UAF Museum, Plants and Mammals Collections and at Elementary School. Earned an A of Arts degree from UAF May 2000.
    4. Moved with husband (with ASU) and two teenagers to Arizona in August 1999. Worked as a Caregiver for seniors and for Alzheimer/ Dementia patients. Earned a B of Fine Arts, Painting, from ASU, May 2006.
Do feel welcome to e-mail me for more information about my art work.

With all my Best Regards,

Dany

09:00 Écrit par Lucky Skywalker dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magritte, belgique, arizona, alaska |  Facebook |

15/02/2008

Septentrion: sauver les citadelles.

2008-02-14_191516 [Web520]
Le projet Septentrion, financé par un programme européen, regroupe 19 villes bastionnées de la Belgique, du Nord de la France et des Pays-Bas. Ces villes unissent leurs expériences et leurs compétences en matière d'aménagement urbain, de protection et de valorisation de leur patrimoine.

Septentrion a pour but de:

"Sensibiliser les habitants de villes jadis dotées d'une enceinte, à la valeur de ce patrimoine pour créer les conditions de réussite d'un renouveau urbain durable, mettre en valeur des cités partenaires à travers la réalisation concrète d'investissements locaux, concocter des stratégies d'aménagement à partir des fondements du passé, et mettre au point outils et méthodes de travail communs."

Chez nous, ce projet concerne les villes de Bruxelles, Charleroi, Ypres et Lanaken. En France, douze cités sont concernées parmi lesquelles Lilles, Maubeuge, Saint-Omer et Le Quesnoy. Aux Pays-Bas, Maastricht et s'-Hertogenbosch participent au projet.

Le projet Septentrion vise la réalisation de différentes actions:

  • la création d'un site internet qui permet notamment le téléchargement de certains documents
  • la réalisation de carnets de villes dont celui consacré à Charleroi, Liège et Namur peut être téléchargé au format pdf
  • l'ouverture de centres d'interprétation: ceux-ci existant déjà à Landrecies, 's-Hertogenbosch et Gravelines; ceux de Bruxelles, Ypres, Le Quesnoy et Bouchain sont à l'étude; Bergues, Le Quesnoy et Bruxelles proposent des parcours-découverte
  • des projets et des événements sur des thèmes communs aux villes
  • le classement des villes au patrimoine mondial de l'Unesco.

09:15 Écrit par Lucky Skywalker dans Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citadelle |  Facebook |

14/02/2008

Les perles d'une caisse d'allocations

lettreLes phrases que nous reproduisons ci-dessous sont extraites de la correspondance entre une caisse d'allocations familiales et les allocataires.
Ces perles ont été collationnées au jour le jour par un employé consciencieux qui nous les livre sans détour...


J'ai une femme à l'état de grosse et je désire l'inscrire à la prénatation.
Certificat médical pour mon enfant que je mets dans une lettre pour arranger mon dossier.
Je vis maternellement avec ma concubine.
Je croyais que j'ai le droit à toucher pour le travail de mon cubain.
Quand mon petit a eu 2 ans, la caisse m'en a coupé la moitié.
Mon mari est pour le moment décédé.
Habitant sur mon derrière et ne m'y trouvant pas bien, je voudrais un prêt pour améliorer mon habitat.
Je ne possède que quelques pieds de vigne que mon fils fait marcher.
N'étant pas chômeur secouru, je me suis mis à ramasser des tôles pour faire manger mes enfants.
Faites des efforts, mon enfant va naître.
Je voudrais mon argent aussitôt que vous pourrez me l'envoyer, j 'ai été au lit avec le Docteur pendant une semaine et il me semble m'avoir fait aucun bien. Il faudra que je trouve un autre docteur.
Selon vos instructions, j'ai donné le jour à 2 jumeaux dans une envelop­pe ci-jointe.
Le bébé a besoin de lait et le père ne peut lui en donner.
Vous avez changé mon petit garçon en petite fille, est-ce que cela fait une différence ?
En réponse à votre enquête, les dents de devant vont très bien mais les dents de mon derrière me font très mal.
Je vous envoie un certificat de mariage et 2 enfants, l'un est une er­reur comme vous pouvez le constater.
Ma femme est enceinte, je vous envoie mes petites affaires dans ce paquet.
Suite au passage du contrôleur, veuillez m'envoyer un carnet de maternité.
Au guichet, on m'a fait attendre 1 heure toute seule en file indienne.
On a coupé les bourses de mon fils, il ne va plus en classe.
Comme mon mari doit partir chez les fous, je l'envoie à votre bureau.
Mes dents sont tellement mauvaises que je ne peux mâcher que des potages.
Veuillez me faire connaître la marche à suivre pour une naissance.
Je suis resté malade à cheval sur 2 mois.
J'espère que vous aurez pitié d'un pauvre homme qui a 7 enfants à manger ainsi que sa femme et sa belle-mère.

14:53 Écrit par Lucky Skywalker dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2008

Michel Peyramaure: Les bals de Versailles

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Michel Peyramaure.

Michel Peyramaure est né à Brive, en Corrèze, en 1922. À sa sortie du collège, il travaille dans l'impri­merie de son père puis devient journaliste à La Mon­tagne, avant de se consacrer à la littérature. Son premier roman, Paradis entre quatre murs, paraît en 1954. Une cinquantaine d'autres suivront, mar­qués par son goût pour l'histoire de France - celle de ses provinces en particulier - et pour la littérature de terroir.

Au début des années quatre-vingt, il fonde, avec Claude Michelet et Denis Tillinac, l'École de Brive, un mouvement d'écrivains du terroir, tous Corréziens, qui renouent avec la tradition romanes­que et populaire du XIXe siècle. Il est également l'auteur de biographies (Henri IV, Cléopâtre, Suzanne Valadon, Sarah Bernhardt). Michel Peyramaure a reçu en 1979 le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l'ensemble de son œuvre. Écrivain « régional », il dit avoir « les deux pieds en Corrèze ».

Les Bals de Versailles.

Jamais plus prodigieux spectacle ne fut offert à un misérable orphelin. Le jeune Nicolas Chabert est devenu le protégé et le secrétaire de la Maintenon, future épouse dans le plus grand secret du Roi-Soleil. Ainsi, le hasard ou la providence l'ont arraché aux rues  boueuses de Saint-Eustache pour le plonger dans les plaisirs de l'Ile Enchantée. Il découvre et nous raconte tous les secrets de la cour.

Louis XIV attire alors tous les cœurs à lui. Il aime toutes les femmes exceptée la sienne. A Fontainebleau, à Versailles, il règne et séduit selon son bon plaisir. À la cour, les favorites éclipsent presque la reine. Passent Marie Mancini, Henriette d'Angleterre, la douce et timide Louise de Lavallière, la sublime Athénaïs de Montespan, et son émouvante
rivale, Marie-Angélique de Fontanges, victime probable de l'affaire des Poisons.

Au fabuleux carrousel des amours royales, de ses intrigues et de ses passions, Michel Peyramaure, en romancier, ajoute ses couleurs, sa vivacité, son regard neuf et ébloui.

Editions Robert Laffont - Pocket n° 12277.

Louis XIV en campagne avec sa cour...

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Lille vers 1793.

On passait d'une ville à l'autre. Après Lille, ce furent Charleroi, Tournai, Douai... On traversait, sur des routes défoncées par le passage des troupes et des convois, des campagnes accablées par la canicule, où persistaient les odeurs cadavériques des hommes et des chevaux. On arrivait aux étapes les reins moulus, cou­verts de poussière, les oreilles bourdonnantes du trot des chevaux et du battement des tambours, la faim au ventre. Il fallait, en descendant du carrosse, chercher, à travers des villages perdus, les portes marquées d'une croix par les fourriers, où l'on pourrait passer la nuit. Parfois on avait la chance de trouver sur son chemin un château ou la demeure d'un bourgeois. Le plus sou­vent on était hébergé dans des chaumières, des gran­ges, des fenils, quand ce n'était pas dans la fougère. On s'éveillait au clairon, le corps dévoré de vermine, sans rien d'autre pour faire toilette qu'un seau d'eau, une fontaine ou une mare puante. On laissait sur le carreau, sans s'apitoyer outre mesure sur leur sort, les dames qui ne pouvaient suivre ce train d'enfer. On payait un lourd tribut à la guerre et à l'honneur de suivre le roi. Sa Majesté en était-elle reconnaissante ? Elle s'en moquait !

Marie-Angélique de Fontanges, favorite du roi, invente une nouvelle coiffure.

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Un jour que, chassant ensemble en forêt de Ram­bouillet, ils étaient revenus trempés par une ondée, après une étreinte buissonnière, elle avait la chevelure en bataille. Ils se séchaient dans le pavillon de chasse, auprès d'un grand feu, quand Louis s'écria, alors qu'elle se rajustait :
-  Voilà qui est étrange !
-  Quoi donc, sire ?
-  Je veux parler de cette façon de vous recoiffer. Ces deux rubans qui attachent vos cheveux et pendent de chaque côté du visage... Est-ce ainsi que l'on se coiffe en Limousin ? Je trouve que cela vous va à ravir. Nous allons en lancer la mode !

Quelques jours plus tard, c'était chose faite. Mes­dames de la Cour tinrent à se coiffer « à la Fontanges » : deux rubans qui encadraient le visage, auxquels on ajouta une sorte de petit éventail déployé au-dessus de la nuque. La mode gagna non seulement Versailles mais tout le pays, et certaines Cours étrangères l'adop­tèrent.

Il y a quelques jours, une dame de mes voisines est venue me rendre visite dans ma gentilhommière du Périgord. Elle était coiffée « à la Fontanges ». Quand je lui révélai l'origine de cette mode et confiai que j'avais bien connu celle qui l'avait initiée, elle en fut éberluée.

 

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Fontange_Kneller Mary II of England

Différentes formes de coiffures « à la Fontanges ».

La coiffure à la Fontanges apparut vers 1678 à l'initiative de Marie-Angélique de Scoraille de Roussille duchesse de Fontanges dite Mademoiselle de Fontanges (°1661-1681), favorite de Louis XIV et rivale de la Maintenon.

De simple noeud relevant les cheveux bouclés sur le dessus de la tête, cette coiffure se transformera en un échafaudage de boucles complété ensuite par un bonnet, couronnant la tête d'une véritable architecture de mousseline, de dentelles, de rubans montée sur fil d'archal. La vogue en durera trente ans malgré les critiques et même la défaveur du Roi.

La chaire de vérité de l'église de Lamazière.

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Intérieur de l'église de Lamazière-Basse avec sa célèbre chaire de vérité.

À l'issue d'un souper, le roi proposa à ses convives de formuler leur vœu le plus cher. Quand vint le tour de Marie-Angélique, on s'attendit à ce qu'elle demandât à la Providence de lui conserver l'amour du roi. Elle répondit d'une voix timide :

- Sire, outre souhaiter que Dieu vous garde long­temps en vie, rien ne me serait plus agréable qu'une chaire pour l'église de Lamazière, en Limousin, proche de mon château de Roussille. Jadis, j'allais m'y recueillir, prier et porter des fleurs à la Vierge.

Ce vœu si simple fut exaucé sur-le-champ. L'hum­ble sanctuaire est aujourd'hui, dit-on, doté d'une chaire que les cathédrales de Limoges et de Tulle pourraient lui envier.

L'accès à la chaire ne se fait pas par un escalier latéral mais par une porte dans la mur donnant dans la sacristie. Elle est décorée d'anges, d'angelots, des Evangélistes, d'un Christ glorieux, de Dieu le Père et du Saint-Esprit. Cette chaire a été restaurée en 1970.

Description de la chaire de l'église de Lamazière-Basse: http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-56-...

Source iconographique: http://pagesperso-orange.fr/geneamaz/v_lamaziere.htm

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