21/07/2008

Douglas Kennedy: Rien ne va plus

Perso0001 [Web520]Douglas Kennedy. 

Américain, né à New York en 1955, Douglas Kennedy a été dramaturge et journaliste. Il a écrit trois récits de voyages remarqués, mais c'est un polar, Cul de-sac, qui l'a révélé. Il publie par la suite L'homme qui voulait vivre sa vie (1998), traduit en une quinzaine de langues et dont les droits d'adapta­tion cinématographique ont été achetés. Ses derniers ouvrages, Les désarrois de Ned Allen, La poursuite du bonheur, Rien ne va plus, et Une relation dange­reuse ont également connu un immense succès. Les charmes discrets de la vie conjugale a paru en 2005 aux éditions Belfond, suivi de La femme du Ve (2007) toujours chez Belfond. Douglas Kennedy vit actuellement à Londres avec sa femme et ses deux enfants. 

www.douglas-kennedy.com 

Rien ne va plus. 

Cela fait plus de dix ans que David Armitage, aspirant scénariste à Hollywood, rame, attiré irrésistiblement par le mirage de la célébrité. Dix ans de galères qui ont eu raison des rêves d'actrice de sa femme Lucy Dix longues années qui ont dégradé leur relation, seulement égayée par la présence de la petite Caitlin... Mais, alors qu'il est sur le point de perdre tout espoir, le miracle se produit : un de ses scéna­rios est acheté par une chaîne de télévision. Le succès immédiat de la série fait de lui un homme riche et envié. Alors que sa nouvelle vie le comble, David, abusé par les promesses mirobolantes, va découvrir que la gloire est souvent éphémère... 

« Ce livre sur la manipulation et le plagiat est d'une efficacité redoutable. C'est du suspense en relief. »

P. V. - Le Parisien 

Cet ouvrage a reçu le prix littéraire du Festival du cinéma américain de Deauville 

Extraits 

Le succès était de retour, d'accord, mais il ne pouvait conduire qu'à d'autres réussites, lesquelles ouvraient sur... sur quoi, d'ailleurs ? Quelle était la destination finale ?

C'était le plus déroutant de tout. On peut passer des années à chercher quelque chose mais, quand on l'a devant soi, sous la main, on se rend compte qu'il s'agit seulement d'une étape sur la route des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n'existe pas. Si j'avais tiré une leçon de ce voyage impos­sible, pour ma part, c'était que le seul véritable but de cette quête désespérée réside dans une confirmation quelconque de sa propre valeur. Une justification de son existence, que l'on ne peut trouver que chez ceux qui sont assez fous pour vous aimer ou que vous avez réussi à aimer.

__________ 

Tout est récit, et le simple fait de conter, de narrer, renvoie à cette vérité première : nous avons besoin de crise, d'angoisse, d'attente, d'espoir, de la peur de se tromper, de soif de la vie que nous pensons vouloir et de la déception que nous inspire celle qui est la nôtre. D'un état de tension qui nous fasse croire à notre importance, à notre capacité à aller au-delà du trivial. Du constat que nous restons constamment dans l'ombre du Grand Méchant Loup, même si nous avons tenté de le nier. De la menace qui se tapit derrière le moindre geste, la moindre décision. Du danger que nous constituons pour nous-mêmes.

Mais qui est le maître d'œuvre de ces crises, en premier lieu ? Qui les invente, qui nous les inflige ? Certains parlent de Dieu, d'autres de la société. Ou serait-ce la personne que nous avons décidé de charger de tous nos maux, mari, femme, mère, patron ? Ou nous-mêmes, peut-être ?

18:30 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kennedy |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.