07/08/2008

Janine Boissard: Les Trois Amours de Napoléon.

Photo (4) [web520]JANINE BOISSARD

Dès l'âge de vingt ans, Janine Boissard commence sa carrière d'écrivain sous le nom de Janine Oriano, son nom de femme mariée. Avec B comme Baptiste, elle est la première femme à publier dans la collection «Série Noire». En 1977, la grande saga L'esprit de famille, publiée cette fois sous son nom de Jeune fille, la fait connaître du grand public. Parallèlement elle écrit pour la télévision.

Les chambardements dans la famille, les problèmes de couple et la place de la femme moderne dans le monde du travail sont les thèmes le plus souvent abordés par Janine Boissard dans ses romans. Parmi ses plus grands succès, on. retiendra Une femme en blanc (1996), suivi de Marie-Tempête (1998) et de La Maison des enfants (2000). Mère de quatre enfants, Janine Boissard a publié récemment, après Histoire d'amour (Robert Laffont, 2003), le premier tome d'une nouvelle saga, La chaloupe (Robert Laffont, 2005).

RESUME.

Voici Joséphine de Beauharnais, douce créole auréolée de sensualité. Voici Marie Walewska, Polonaise passionnée qui s'était juré de n'avoir jamais qu'un seul amour: son pays. Voici Marie-Louise d'Autriche, femme-enfant sacri­fiée à la raison d'Etat. Et puis voici l'homme des conquêtes, celui que toutes trois auront aimé, Napoléon. Un empereur dont le regard, inexorablement, se tourne vers une toute autre maîtresse: l'Histoire.

Le livre de Janine Boissard ne se contente pas de raviver l'éclat tragique de la saga napoléo­nienne. Il lui donne des reflets inédits et inou­bliables à travers le regard de trois femmes d'exception.

Également chez Pocket : Charlotte et Millie, Histoire d'amour; La Maison des enfants, Marie-Tempête et Une Femme en blanc.

EXTRAIT.

Un matin, vous ouvrez les yeux et vous ne reconnaissez rien. En apparence, tout est comme à l'accoutumée: c'est bien là votre table à écrire, et ici le secrétaire décoré de génies ailés que vous aimez à caresser du doigt. L'acajou de la commode, la moire des rideaux, jouent pareillement avec la lumière, et la pendule mâchonne les secondes de sa voix fami­lière; pourtant, ce décor, il vous semble le voir pour la première fois.

C'est le regard de votre cœur qui a changé.

Nous voyons avec notre cœur aussi et ce regard-là, plus profond, il arrive que le quotidien l'assoupisse. Le jour où une personne ou un événe­ment, sortant de l'ordinaire, l'éveille, nous ressen­tons alors l'impression de vivre enfin. Une mienne parente, qui avait vu la mort de près, ne cessait de répéter avec émerveillement: «Mais je n'existais pas vraiment, je dormais, je dormais...»

18:15 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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