27/02/2009

Des cow-boys à Laeken

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Fresque murale sur le pignon d'une maison à l'angle de la rue des Palais Outre-Ponts et de la rue de la Grotte à Laeken.

15:09 Écrit par Lucky Skywalker dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fresque, laeken |  Facebook |

23/02/2009

Les plus anciennes fouilles archéologiques de Belgique.

tumulusC'est dans son ouvrage "Anciennes pompes funeralles" que Jean Lemaire de Belge (1473-1524) fait la description des plus anciennes fouilles archéologiques dont nous ayons trace sur le territoire belge.

Dans cet ouvrage, il relate en effet la fouille d'un tumulus localisé à Zaventem et qui fut réalisée en 1507. Il s'agissait d'un tumulus avec chambre carrée et coupole qui fut démantelé en présence de Charles Quint, enfant.

Le texte de Jean Lemaire de Belge a été publié par Fontaine Marie-Madeleine, Paris, Société des Textes Français Modernes, 2001

22:14 Écrit par Lucky Skywalker dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zaventem, fouille, archeologie, tumulus, charles quint |  Facebook |

12/02/2009

Paul Auster: Seul dans le Noir.

austerAugust Brill, critique littéraire à la retraite, contrait à l'immobilité par un accident de voiture, s'est installé dans le Vermont, chez sa fille Miriam, laquelle ne parvient pas à guérir de la blessure que lui a infligée un divorce pourtant déjà vieux de cinq ans, et qui vient de recueillir sa propre fille, Katya, anéantie par la mort en Irak, dans des conditions atroces, d'un jeune homme avec lequel elle avait rompu, précipitant ainsi, croit-elle, le départ de ce dernier pour Bagdad. 

Pour échapper aux inquiétudes du présent et au poids des souvenirs, peu glorieux, qui l'assaillent dans cette maison des âmes en peine, Brill se réfugie dans des fictions diverses dont il agrémente ses innombrables insomnies. Cette nuit-là, il met en scène un monde parallèle où le 11 septembre n'aurait pas eu lieu et où l'Amérique ne serait pas en guerre contre l'Irak mais en proie à une impitoyable guerre civile. Or, tandis que la nuit avance, imagination et réalité en viennent peu à peu à s'interpénétrer comme pour se lire et se dire l'une l'autre, pour interroger la responsabilité de l'individu vis-à-vis de sa propre existence comme vis-à-vis de l'Histoire. 

En plaçant ici la guerre à l'origine d'une perturbation capable d'inventer la « catastrophe » d'une fiction qui abolit les lois de la causalité, Paul Auster établit, dans cette puissante allégorie, un lien entre les désarrois de la conscience américaine contemporaine et l'infatigable et fécond questionnement qu'il poursuit quant à l'étrangeté des chemins qu'emprunte, pour advenir, l'invention romanesque.

Extrait.

Jusqu'à votre réveil dans ce trou, l'autre jour, vous aviez passé votre vie entière dans un monde. Mais comment pouviez-vous être sûr que c'était le seul monde?

Parce que... parce que c'était le seul que j'aie ja­mais connu.

A présent, vous en connaissez un autre. Qu'est-ce que cela vous suggère, Brick ?

Je ne vous suis pas.

Il n'y a pas qu'une seule réalité, caporal. Il existe plusieurs réalités. Il n'y a pas qu'un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres, mondes et antimondes, mondes et mondes fantômes, et chacun d'entre eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d'un autre monde. Chaque monde est la création d'un esprit.

Voilà que vous parlez comme Tobak. Il prétendait que la guerre se déroulait dans la tête d'un homme et que si cet homme était éliminé la guerre s'arrête­rait. C'est bien la chose la plus insensée que j'aie jamais entendue.

Tobak n'est sans doute pas le soldat le plus intel­ligent de l'armée, mais il disait vrai.

Si vous voulez que je croie une chose aussi ab­surde, il faudrait commencer par m'en donner une preuve.

Lien: http://www.actes-sud.fr/paul-auster.php
Les premières pages du livre en format pdf: http://www.actes-sud.fr/media/Seul_dans_le_noir.pdf

12:00 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auster |  Facebook |

09/02/2009

François Weerts: Les Sirènes d'Alexandrie.

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1984. Bruxelles est en plaine mutation architecturale. Dans le quartier où les filles s'exposent en vitrine, Antoine Daillez vient d'hériter de L'Alexandrie, lieu de plaisirs dont les pintes de bière ne son tpas seules responsables.

Mais drames et incidents se multiplient autour de ce bar qui semble susciter bien des convoitises. La vieille Mémé Tartine, locataire si gentille avec les travailleuses du quartier, est retrouvée assassinée. Des skinheads aux ordres d'un parti d'extrême droite flamand s'attazquent à l'établissement, à sa patronne et à l'une des filles. La sauvegarde de la morale n'est certainement pas leur motivation . Pas plus que la protection offerte par Monaco, le caïd du quartier, ne doit avoir pour but la défense du petit commerce... 

Pour essayer de comprendre, Antoine doit fouiller la jeunesse de son grand-père, aidé de Martial Chaidron, inspecteur de la brigade des mœurs, et Piotr Bogdanovitch, historien de son état. Les secrets découverts datent du temps de l'Occupation, quand se jouait se jeu trouble, dont l'un des acteurs n'était pourtant qu'un homme ordinaire, avec ses raisons, ses faiblesses, ses failles - pas forcément politiques.

Les Sirènes d'Alexandrie s'inscrivent dans la meilleure tradition du roman noir. Celle qui sait dire, avec son lot de violence et d'amour, un destin personnel sur fond social urbain où misère et espoirs, qu'ils soient communs ou individuels, sont bien souvent balayés par le vent de l'Histoire.

Editions Actes Sud

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Roman noir à Bruxelles. 

Le fait divers, il en connaît un bout. François Weerts, 48 ans, a longtemps usé ses semelles au parquet et dans les cours d'assises. Ancien de La Dernière Heure - pour qui il a couvert les tueries du Brabant - puis de L'Instant, le journaliste belge publie aux éditions Actes Sud Les Sirènes d'Alexandrie, son premier roman. «Avec ce livre, je me rends compte que finalement ce qui m'a tou­jours intéressé c'est l'écriture, nous confie l'auteur autour d'une bière fraîche dans un café du centre de Bruxelles. C'est ce que j'appelle mon rendez-vous manqué avec le journalisme. Parce que ce qui compte dans ce métier, c'est l'information. Avoir une plume c'est mieux, mais c'est presque secondaire.» 

Boîte de Pandore à néons. Où l'on fait la connaissance d'Antoine Daillez, pisseur de copie pour le compte d'un canard populaire gavé d'affaires de moeurs et de crimes crapuleux. Tiens, tiens... «Là s'arrête la comparaison avec mon héros, sourit François Weerts. Antoine n'est qu'un alter ego romanesque fantasmé. » Heureusement pour lui... Car par le fruit pourri du hasard, le jeune pigiste hérite à la mort de son grand-père d'un bien sensiblement encombrant pour un fait-diversier: une maison déca­tie du quartier de la gare du Nord occupée par un bordel. Si joliment baptisé l'Alexandrie par Gudule, improbable maquerelle fan de Clodo. Contre son gré, Antoine va s'embourber dans une série d'histoires louches, l'obligeant à déterrer le passé trouble de son aïeul sous l'Occupation. Secondé par un flic un brin abusé et un professeur d'histoire zélé, le journaliste va affronter tout à la i la clique des macs, une bande de skins sanguinaires opérant en sous-main pour la nébuleuse de l'extrême droite flamande et un contingent de flics aux idées vissées. Mais surtout des secrets de famille enfouis et doulou­!eux. « Ce qui m'intéressait avant tout, c'était de partir de l'histoire d'une maison et d'un quartier et d'y greffer une histoire à la trame tout à fait poli­cière. » Un dispositif qui appelle des passages très bien sentis sur Bruxelles. 

Bruxelles ma belle ? Sur fond de descriptions des horreurs architecturales infligées à la capitale belge dans les années 1960-1970, François Weerts as­sène un coup de plume rageur aux fonctionnalistes de l'aménagement urbain. Doucement nostalgique du temps où Bruxelles bruxellait, l'au­teur interroge le sens du souvenir et l'inconscience assassine qui peut découler d'une mémoire volontairement défaillante. Qu'elle concerne l'histoire personnelle et familiale (Antoine face aux actes insoupçonnés de son grand-père), patrimoniale et sociétale (la politique de table rase meurtrière pour l'Art nouveau) ou politique (la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale et ses avatars contemporains). «Contrairement au roman à énigmes à la Agatha Christie ou aux grosses machines américaines type Harlan Coben, le roman noir permet de révéler une réalité sociale, remarque François Weerts. C'est comme en presse, le fait de société est toujours passionnant parce qu'il dit quelque chose sur le vivre-ensemble. » 

Un bonheur de noirceur. Mais Les Sirènes d'Alexandrie, c'est avant tout un vrai plai­sir de lecture. Une fiction noire de noir qui nous plonge dans le monde paradoxal, attachant et violent de la nuit. Celui des filles de joie au coeur lourd, des noceurs avi­nés et des malfrats de plus ou moins bas-étage. Un étanche-soif idéal pour soirées fades et policées. A siroter en attendant un deuxième roman. Déjà en préparation... 

Article de Baudouin Galler paru dans Le Vif L'Express Weekend le 12/12/2008.

Extrait.

Tout à l'heure, Antoine a bu une bière au bar de l'hôtel Métropole où il est descendu pour trois jours. L'endroit n'a pas désempli de sa population de dames mûres venues siroter leur apéritif, mi-cham­pagne, mi-vin blanc. Il les a écoutées papoter en relevant quelques glissements dans les accents, moins de finales traînantes à la wallonne, pas un seul mot en flamand dans les phrases, peu d'éli­sions brutales, de chocs rocailleux, de consonnes gutturales dont l'articulation s'attarderait du côté du voile du palais. Bref, un gommage appuyé de l'ac­cent bruxellois à l'ancienne. Leur parler est tou­jours aussi exclamatif, et c'est à cette emphase que l'on reconnaîtra longtemps les Bruxellois. Mais les buveuses de champagne coupé s'expriment avec des intonations snobs dans la volonté évidente de rejeter des origines peu patriciennes.

Antoine a observé avec amusement cette évolu­tion rendue perceptible par son éloignement pro­longé de Bruxelles. A la sortie du bar, la place de Brouckère correspond à son souvenir. Bien entendu, le cinéma s'est converti à la mode du multiplex. Des agences de travail intérimaire ont remplacé les magasins de vêtements. Le mobilier urbain griffé Decaux a envahi l'espace. Et les voiries ont profité d'un réaménagement complet. Mais dans l'ensemble les lieux conservent l'atmosphère d'urgence, l'am­biance empressée qu'il leur connaissait. Bus, voitures et piétons se bousculent en ce début d'après-midi. Une foule de citadins retournent travailler après s'être restaurés d'un rapide sandwich pris à l'un des snacks du quartier. Des chômeurs, des pensionnés, des étudiants entre deux cours flânent, aimantés par l'effervescence rassurante de la ville.

Antoine se fraie un passage dans cette cohue tré­pidante. La place de Brouckère est l'un des rares endroits d'une Bruxelles alanguie où l'on puisse goûter à l'agitation des mégapoles. Il se dirige vers le boulevard Adolphe-Max pour rejoindre la place Rogier, ce même boulevard arpenté avec Martial un jour de novembre 1984, après un filet américain qui lui était resté en travers de la gorge. L'artère voit défiler davantage de voitures encore. Ses immeubles haussmanniens demeurent aussi peu engageants. Et si leur alignement continue à évoquer les boule­vards parisiens, l'interprétation est toujours d'un genre maussade. Ici l'agitation s'essouffle, sauf celle du trafic qui se précipite dans cet axe. Les com­merces n'ont pas proliféré. Antoine note la dispari­tion d'un cinéma tous publics, comme d'ailleurs celle des salles qui promettaient des scènes pimentées sur l'écran et du spectacle à l'entracte. L'industrie du porno n'a cependant pas été évacuée du boule­vard. Les peep-shows se sont multipliés, accouplés à des boutiques de DVD crades.

12:23 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : weerts, sirenes, alexandrie |  Facebook |

06/02/2009

A.Poussin, S.Tesson: On a roulé sur la terre.

Numériser0002 [web520]Le point de départ? Un beau pari : faire le tour du monde à bicyclette, en un an jour pour jour, avec pour tout budget moins de 1000 euros chacun! 

365 jours après, Alexandre et Sylvain sont revenus avec 31 pays et 25 000 kilomètres dans les mollets. Ils ont traversé l'Afrique, le continent américain, l'Asie, les pays de l'Est et enfin l'Europe de l'Ouest, vivant chez l'habitant, au gré de leurs rencontres. Improvisation et débrouillardise, anecdotes burlesques, petites et grosses contrariétés, mais aussi splendeur et poésie émaillent le récit de leur voyage. 

Au-delà de l'exploit sportif, les aventures surprenantes de deux jeunes Français qui racontent, avec toute la fraîcheur de leurs vingt ans, cette année à la découverte du monde. Ils ont suscité, depuis, beaucoup de vocations...

Également chez Pocket : La marche dans le ciel d'Alexandre Poussin, Africa Trek (deux tonies) en colla­boration avec Sonia Poussin; de Sylvain Tesson, L'axe du loup et Petit traité sui, l'immensité du monde. 

ALEXANDRE POUSSIN

En 1994, Alexandre Poussin fait le tour du monde à bicyclette avec Sylvain Tesson: un an, 25 000 km, 35 pays. En 1997, ils traversent l'Himalaya, et revien­nent avec un second récit La marche dans le ciel (Robert Laffont, 1998).

En 2001, Alexandre Poussin repart avec son épouse Sonia pour trois ans de marche le long de la vallée du Rift en Afrique de l'Est dans les pas des premiers hommes. Ils en rapporteront un ouvrage en deux tomes Africa Trek (Robert Laffont, 2004 et 2005, vendus à plus de 280 000 exemplaires).

Alexandre Poussin mène ainsi une vie d'écrivain- - voyageur, de réalisateur et de journaliste-conférencier.

SYLVAIN TESSON

Sylvain Tesson, 35 ans, a étudié la géographie et a publié une dizaine de livres, parmi lesquels L'axe du loup (Robert Laffont, 2004), Éloge de l'énergie vaga­bonde (Éditions des Équateurs, 2007) et Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (Éditions des Équateurs, 2008).

EXTRAIT

Notre spectacle de troubadours est notre seule façon de remercier. Que nos hôtes soient moines, enseignants ou paysans, nous montrons notre gratitude en faisant les clowns. Nous avons renversé les schémas. D'habi­tude l'Occidental est celui qui pourvoie. Ses poches contiennent la verroterie. Mais nous n'avons rien de superflu. Et nos hôtes comprennent vite que c'est nous qui avons tout à leur demander. Nous sommes des démunis accueillis chez les pauvres. N'est-ce pas la raison pour laquelle nous avons reçu partout un accueil aussi généreux ? Nous n'excitons pas les convoitises. Nous sommes en position de faiblesse. Et ce que nous donnons, c'est un peu de distraction et d'exotisme dans ces villages des tropiques où les saisons succèdent aux saisons. Nous repensons souvent à cette conversation tenue avec un Thaï à quelques kilomètres de Bangkok. Il nous questionne, il nous raconte sa vie, puis nous laisse à notre sieste. Quand nous voulons payer le déjeuner, le patron nous annonce que le Thaï a déjà réglé. Nous lui avions donné un peu de rêve d'Europe, il nous a remerciés.

18:15 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poussi, tesson |  Facebook |

05/02/2009

Entreprendre et persévérer.

250px-Guillaume_IV_d'Orange-Nassau"Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, et de réussir pour persévérer."

Guillaume d'Orange.

18:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guillaume d orange |  Facebook |

04/02/2009

Françoise Bourdon: Le bois de lune

Numériser0001 [web520]Le domaine de la Croix-Haute, au coeur des Ardennes, s'étend sur des hectares et des hec­tares de chênes et de pins sylvestres.

Héritier d'une longue lignée de bûcherons et de chas­seurs, Clément Descharmes appartient depuis toujours à cette âpre et mystérieuse terre forestière. Mais cette forêt, qui semblait diriger sa vie, va aussi changer son destin.

Quand il rencontre la sauvage et rebelle Eloïse, fille des bois élevée par un vieil anarchiste, il rompt ses fiançailles avec Julia, dont les parents possèdent une saboterie dans la région. Les amants se heurtent alors à de lourds secrets de famille qui les séparent malgré eux.

Monde fermé et solitaire, les Ardennes sont aussi le théâtre de tous les conflits de l'Europe. Les drames de la guerre de 1870 ont séparé Eloïse et Clément.

Les bouleversements de 14-18 peuvent les rapprocher de nouveau...

Françoise Bourdon

Née à Mézières, dans les Ardennes, Françoise Bourdon a enseigné le droit et l'économie pendant dix-sept ans avant de se consacrer à sa passion pour l'écriture. Journaliste depuis 1993, elle publie des nouvelles dans plusieurs revues féminines. Son premier roman, Les dames du Sud, paru en 1986, est consacré à la guerre d'Indépendance américaine.

Elle a écrit La Forge au Loup en mémoire de son grand-père, engagé volontaire, en 1915. Après Le maître ardoisier (2004), Les tisserands de la licorne (2005), et Le vent de l'aube (2006), son dernier roman, Les chemins de garance, vient de paraître aux Presses de la Cité.

17:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bourdon |  Facebook |