06/08/2008

Paul Auster: Lulu on the Bridge.

Photo (3) [web520]Lors d'un concert à New York, une fusillade éclate et le saxophoniste Izzy Maurer est touché par une balle perdue. Cet accident va bouleverser sa vie. Convalescent, le musicien marche clans Manhattan avec difficulté quand, au hasard d'une rue, il tombe sur un cadavre. Epouvanté, il s'enfuit en emportant la mallette de l'inconnu. De retour chez lui, il en inspecte le contenu et trouve une pierre qui, clans l'obscurité, devient bleue et s'élève lentement au-dessus du meuble sur lequel il l'a posée... 

Dans ce scénario comme dans les entretiens qui l'accompagnent, Paul Auster affirme que la magie existe bel et bien, et qu'elle est porteuse de toutes les émotions de la réalité. En cela, Lulu on the Bridge s'inscrit parfaitement clans l'ouvre de l'écrivain amé­ricain.

Paul Auster vit à Brooklyn. Ses livres, aujourd'hui traduits clans le monde entier, sont publiés en France par Actes Suc!.

En 1998, Lulu on the Bridge, premier film du romancier; réunissait à l'écran Harvey Keitel et Mira Sorvino.

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05/08/2008

Lieve Joris: L'heure des Rebelles.

Photo (2) [web520]Lieve Joris. 

Née en 1953 en Belgique, Lieve Joris a beaucoup voyagé au Moyen-Orient et en Europe de l'Est, mais elle a surtout effectué de longs séjours en Afrique, ait Congo tout par­ticulièrement. Actes Sud a déjà publié : Mon oncle du Congo (1990; Babel n ° 144), La Chanteuse de Zanzibar (1995; Babel n° 811), Mali Blues (1999; Babel n°562) et Danse du léo­pard (2002; Babel n° 658). 

Résumé. 

Kinshasa 2003. Depuis l'assassinat de son père, Joseph Kabila est au pouvoir. Au Congo, la guerre civile, avec son lot de massacres, d'atrocités et d'interventions étrangères, s'achève, on l'espère. Dans la capitale, c'est l'instauration d'un gouvernement de transition : par­tage du pouvoir avec les ex-rebelles ; réunification offi­cielle de l'armée. 

Assani, un officier supérieur, témoin actif de tous les conflits des années précédentes, s'installe à Kinshasa avec ses gardes. Originaire de l'Est, il est de ceux qui furent rebelles, puis fidèles, menacés d.0 fait de leur origine, traqués ou détenteurs du pouvoir au gré des événements, des données politiques, des intrigues. 

C'est de cet homme que Lieve Joris - se basant sur des personnages, des situations et des lieux existants - nous dresse le portrait en alternant les chapitres qui le suivent dans l'actualité et ceux qui reprennent chro­nologiquement le cours de sa vie, son enfance, la jeunesse étudiante sur fond de troubles, les obliga­tions familiales, l'entrée dans la carrière militaire. Un pan fondamental de l'histoire du Congo et de l'Afrique est ainsi abordé à échelle humaine. Homme du com­bat comme du renseignement, de la violence comme de l'amitié, bousculé par un destin qui le plonge dans une solitude permanente et inquiète, Assani est à la fois pion, roi et fou sur un échiquier d'étendue interna­tionale. Il est celui qui téléphone aux heures les plus bizarres, parfois même au milieu de la nuit, à `l'heure des rebelles", comme l'appelle celle qui fut sa confi­dente.

 

 

 

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04/08/2008

Michel Peyramaure: L'Auberge Rouge.

Photo [web520]

Michel Peyramaure.


Michel Peyramaure est né à Brive, en Corrèze, en 1922. A sa sortie du collège, il travaille dans l'imprimerie de son père puis devient journaliste à La Montagne, avant de se consacrer à la littérature.


Son premier roman, Paradis entre quatre murs, paraît en 1954. Une cinquantaine d'autres suivront, marqués par son goût pour l'histoire de France — celle de ses pro­vinces en particulier — et pour la littérature de terroir. Au début des années quatre-vingt, il fonde, avec Claude Michelet et Denis Tillinac, l'École de Brive, un mouve­ment d'écrivains du terroir, tous Corréziens, qui renouent avec la tradition romanesque et populaire du xixe siècle. Il est également l'auteur de biographies (Henri IV, Cléo­pâtre, Suzanne Valadon).


Michel Peyramaure a reçu en 1979 le Grand Prix de la Société des gens de lettres pour l'ensemble de son oeuvre. Écrivain « régional », il dit avoir « les deux pieds en Corrèze ».


Résumé.


Complètement isolée dans la lande des Cévennes, une longue bâtisse grise, tassée sur ses secrets : le fameux coupe-gorge de Peyrebeille, "L'Auberge rouge".


2 octobre 1833 : trois têtes tombent sous le couperet de la guillotine. Justice est faite. Les assassins viennent de payer enfin leurs horribles forfaits : une cinquantaine de meurtres, plus sanguinaires les uns que les autres.


Et pourtant... En refermant ce livre, on ne peut s'empêcher de se demander si cette triple exécution n'a pas finalement été la plus grande erreur judiciaire du XIXème siècle.

En suivant au plus près les témoignages rap­portés par des chroniqueurs de l'époque, à défaut de pouvoir s'en remettre aux archives du procès, mystérieusement disparues, Michel Peyramaure réanime avec conviction et origi­nalité les fragments figés de cet énigmatique puzzle.

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24/07/2008

Arturo Pérez-Reverte: Le Tableau du Maître flamand

Perso0005 [Web520]Arturo Pérez-Reverte. 

Né à Carthagène en 1951, Arturo Pérez-Reverte appartient aussi bien au monde journalistique que littéraire. Il a suivi, en qualité de journaliste de presse, de radio et de télévision, un grand nombre de conflits internationaux depuis ces dix-huit dernières années.

Sa carrière littéraire, débutée avec El Maestro (1988) et El Husar (1990), marque ensuite une étape importante avec Le Tableau du Maître flamand qui a obtenu le Grand Prix de littérature policière 1993. 

Le Tableau du Maître flamand. 

Sur la toile, peinte il y a cinq siècles, un seigneur et un chevalier jouent aux échecs, observés depuis le fond par une femme en noir. Détail curieux : le peintre a exé­cuté ce tableau deux ans après la mort mystérieuse d'un des joueurs et tracé l'inscription " Qui a pris le cavalier ? ", également traduisible par : " Qui a tué cavalier ? " Tout cela n'éveillerait que des passions de collection­neurs si des morts violentes ne semblaient continuer la partie en suspens sur la toile. Et c'est ainsi que l'histoire, la peinture, la logique mathématique viennent multiplier les dimensions d'une intrigue elle-même aussi vertigineuse que le jeu d'échecs... 

Une œuvre d'une originalité étonnante, traduite dans de nombreux pays et couronnée en France par le Grand Prix de littérature policière 1993. 

Citation. 

La vie est une espèce de restaurant coûteux où l'on finit toujours par vous remettre l'addition, sans qu'il faille pour autant renier ce qu'on a savouré avec bonheur ou plaisir.

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23/07/2008

Jean Diwo: Les Violons du Roi.

Perso0003 [Web520]Jean Diwo. 

Pour écrire sa saga des Dames du Faubourg, Jean Diwo, pari­sien depuis trois générations, a abandonné il y a dix ans une longue carrière de journaliste. Formé à l'école des grands quoti­diens puis de Paris-Match où il fut grand reporter, il a fondé et dirigé durant vingt ans Télé 7 jours.

Les violons du Roi a été publié aux Éditions Denoël en 1990. 

Les violons du Roi. 

Voici le roman d'une poignée d'artisans de génie installés à Crémone, dont Antonio Stradivari, le plus grand luthier de tous les temps, qui achève de transformer le violon vulgaire et grinçant des ménétriers en instrument royal. Durant plus de soixante ans, l'atelier de Stradivari livre aux rois et aux princes des violons aux sons et aux vernis magiques, jamais égalés depuis. 

Dans le roman de Jean Diwo, la musique baroque fait vibrer les chapelles, les salles de concerts, et se mêle intimement à l'histoire des luthiers. A Rome, Corelli fait pleurer la reine Christine de Suède en jouant de son stradivarius et le révérend Antonio Vivaldi entraîne Venise dans le tourbillon de ses « Quatre saisons ». Le «Prêtre roux», s'il ne dit pas la messe, dirige de son archet enchanté l'école de musique des jeunes filles de la Pietà et trimbale à travers les cours d'Europe, et jusqu'au Vatican, sa cohorte de nonnettes musiciennes et chanteuses. Ainsi, pris par la magie du violon, artisans et grands seigneurs, jeunes femmes espiègles et mères de famille austères, apprentis et virtuoses vivent, aiment et meurent dans une Italie à la fois rayonnante et déchirée. 

Extrait . 

En fait, nos instruments ont les formes d'une belle femme. L'évidement des côtés est d'une grâce qu'on ne saurait comparer qu'à la taille la plus fine et la mieux dessinée de nos compagnes. Nous nous éver­tuons même à enrober ces courbes parfaites de filets, de volutes sculptées dans la douceur des plus beaux bois. Il n'y a pas si longtemps, j'habillais mes belles, car, je vous le répète, le violon, comme la viole, est une femme, d'éclisses finement incrustées de fleurs et de pampres ciselés. Le soir venu, nous quittons ce poème de grâce qu'est le violon pour retrouver auprès de notre femme les courbes vivantes de la vie. Mes amis, je vous le dis, le luthier est sensuel de nature. C'est un être attentif, raffiné et voluptueux. Devant son établi comme dans son lit!

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22/07/2008

Alain Baraton: Le Jardinier de Versailles

Perso0002 [Web520]Alain Baraton 

Jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand Parc de Versailles, Alain Baraton, cinquante et un ans, travaille depuis trente ans dans ces lieux. Il tient la chronique hebdomadaire de jardinage sur France Inter. 

Le Jardinier de Versailles 

Dans ce livre, le premier jamais écrit par un jardinier de Versailles, Alain Baraton nous raconte son itinéraire personnel mais aussi l'histoire de ce parc prestigieux, y mêlant une foule d'anecdotes qui touchent à la grande comme à la petite histoire. 

Des fêtes de Louis XIV, avec ses feux d'artifice qui émerveillent l'Europe, à Stéphane Mallarmé enterrant ses chats auprès du grand bassin, il nous montre le Versailles éternel, où chaque bosquet abrite un trésor.

Il nous révèle aussi le Versailles actuel, reconquis, à force de passion et de travail, sur la tempête de 1999. 

Muni d'une documentation précise et souvent inédite, Alain Baraton imbrique librement passé et présent, autobiographie et histoire, et nous confie son merveilleux jardin secret. 

Extrait : A propos de Louis XV. 

J'imagine bien quel genre de personne il devait être : nonchalant, gourmand, hautain, et bien sûr un extraordinaire coureur de jupons : et chacun sait qu'ils étaient nombreux à cette époque ! On raconte qu'un cardinal lui reprochait ses frasques sexuelles, en lui disant sans cesse, d'un ton lassé et accusateur à la fois : « Majesté, la Reine, la Reine. » Le monarque finit par s'inquiéter des reproches du car­dinal : il n'est jamais bon de laisser libre cours aux rumeurs, même quand on est roi. Et puis je soup­çonne le roi d'avoir eu peur car, même au siècle des Lumières, la peur de l'enfer est une réalité à laquelle un roi de droit divin ne pouvait échapper. Louis le débauché l'invite à souper et à dîner à Trianon pour quelque temps. Voilà un honneur qui ne se refuse pas, et notre cardinal devait déjà se voir en nouveau Mazarin... L'homme d'Eglise se retrouve seul à table. Interloqué, il est d'autant plus perplexe que, à chaque repas, on lui sert de la dinde, qui plus est tou­jours accommodée de la même manière. Enfin Louis XV paraît et le cardinal s'étonne :

-  Majesté, je ne comprends pas : de la dinde, toujours de la dinde, rien que de la dinde !

Et le roi de lui répondre :

-  La Reine, toujours la Reine, rien que la Reine !

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21/07/2008

Douglas Kennedy: Rien ne va plus

Perso0001 [Web520]Douglas Kennedy. 

Américain, né à New York en 1955, Douglas Kennedy a été dramaturge et journaliste. Il a écrit trois récits de voyages remarqués, mais c'est un polar, Cul de-sac, qui l'a révélé. Il publie par la suite L'homme qui voulait vivre sa vie (1998), traduit en une quinzaine de langues et dont les droits d'adapta­tion cinématographique ont été achetés. Ses derniers ouvrages, Les désarrois de Ned Allen, La poursuite du bonheur, Rien ne va plus, et Une relation dange­reuse ont également connu un immense succès. Les charmes discrets de la vie conjugale a paru en 2005 aux éditions Belfond, suivi de La femme du Ve (2007) toujours chez Belfond. Douglas Kennedy vit actuellement à Londres avec sa femme et ses deux enfants. 

www.douglas-kennedy.com 

Rien ne va plus. 

Cela fait plus de dix ans que David Armitage, aspirant scénariste à Hollywood, rame, attiré irrésistiblement par le mirage de la célébrité. Dix ans de galères qui ont eu raison des rêves d'actrice de sa femme Lucy Dix longues années qui ont dégradé leur relation, seulement égayée par la présence de la petite Caitlin... Mais, alors qu'il est sur le point de perdre tout espoir, le miracle se produit : un de ses scéna­rios est acheté par une chaîne de télévision. Le succès immédiat de la série fait de lui un homme riche et envié. Alors que sa nouvelle vie le comble, David, abusé par les promesses mirobolantes, va découvrir que la gloire est souvent éphémère... 

« Ce livre sur la manipulation et le plagiat est d'une efficacité redoutable. C'est du suspense en relief. »

P. V. - Le Parisien 

Cet ouvrage a reçu le prix littéraire du Festival du cinéma américain de Deauville 

Extraits 

Le succès était de retour, d'accord, mais il ne pouvait conduire qu'à d'autres réussites, lesquelles ouvraient sur... sur quoi, d'ailleurs ? Quelle était la destination finale ?

C'était le plus déroutant de tout. On peut passer des années à chercher quelque chose mais, quand on l'a devant soi, sous la main, on se rend compte qu'il s'agit seulement d'une étape sur la route des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n'existe pas. Si j'avais tiré une leçon de ce voyage impos­sible, pour ma part, c'était que le seul véritable but de cette quête désespérée réside dans une confirmation quelconque de sa propre valeur. Une justification de son existence, que l'on ne peut trouver que chez ceux qui sont assez fous pour vous aimer ou que vous avez réussi à aimer.

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Tout est récit, et le simple fait de conter, de narrer, renvoie à cette vérité première : nous avons besoin de crise, d'angoisse, d'attente, d'espoir, de la peur de se tromper, de soif de la vie que nous pensons vouloir et de la déception que nous inspire celle qui est la nôtre. D'un état de tension qui nous fasse croire à notre importance, à notre capacité à aller au-delà du trivial. Du constat que nous restons constamment dans l'ombre du Grand Méchant Loup, même si nous avons tenté de le nier. De la menace qui se tapit derrière le moindre geste, la moindre décision. Du danger que nous constituons pour nous-mêmes.

Mais qui est le maître d'œuvre de ces crises, en premier lieu ? Qui les invente, qui nous les inflige ? Certains parlent de Dieu, d'autres de la société. Ou serait-ce la personne que nous avons décidé de charger de tous nos maux, mari, femme, mère, patron ? Ou nous-mêmes, peut-être ?

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