30/07/2007

Eja Siepman van den Berg.

Eja Siepman van den Berg - Buste de jeune fille - Marbre blanc - 1987 - haut 60 cm

 

Buste de jeune fille - Marbre blanc - 1987 - Hauteur: 60cm

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23/07/2007

Jean Albert.

ALBERT Jean

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24/02/2007

Toshihiko Minamoto

Minamoto 01- Ecology in black VII - 1989 - Marbre noir de Marquinia 38x110x43cm~1

 

Ecology in Black (VII) - 1989 - Marbre noir de Marquinia - 38x110x43cm.


Minamoto 02 - Kore VI - 1989 Marbre blanc 61x25x12cm~1

 

Kore (VI) - 1989 - Marbre blanc - 61x25x12cm.


Minamoto 03 - Solar eclipse VIII - 1988 - Travertin rouge de Perse 57x36x35cm~4

Solar Eclipse (VIII) - 1988 - Travertin rouge de Perse - 57x36x35cm.

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18/02/2007

Aristidis Patsoglou.

Aristidis Patsoglou 01~3
 
Sont-ce les éclairs bleus de l'arc à souder ou l'éclat céruléen de l'Attique qui se reflètent dans ses yeux ? Est-ce le moutonnement ombré de la mer Egée, où il vit le jour en 1941, ou la frondaison sombre de la forêt de Saint-Leu, où il œuvre aujourd'hui dans son atelier, qu'évoque sa chevelure noire et bouclée ? Toujours est-il que l'homme nous rappelle un Argonaute, au physique comme au moral, un navigateur dans le temps et l'espace de la création, de la sculpture.
 
Multiples sont ses périples. Dans le pays de sa culture, aux Beaux-Arts d'Athènes, il remonte les siècles, se nourrit de la grande statuaire classique et s'attarde sur l'art hiératique et archaïque des Cyclades. La pierre et le marbre qu'Aristidis Patsoglou, en vrai fils de la Grèce, travaille, lui enseignent que l'harmonie ne résulte pas de la seule figure taillée mais de son inscription dans l'espace qui la modèle autant qu'elle le circonscrit. En 1969, Aristidis Patsoglou entreprend l'autre voyage, vers l'actualité et l'Europe occidentale. Les grands contem­porains qu'il admire ou qu'il assiste, Moore en Angleterre, Arp et César à Paris, aux Beaux-Arts, l'attirent. Il traverse leurs galaxies dans une dévoration de matériaux (pierre, plâtre, bois, ciment et métal), de formes rondes, évidées ou brisées, segmentées, mais s'en évade tout aussitôt.
 
Dans cette confusion de vents, il a sa propre route à frayer et sa voie à trouver. Une réponse est suggérée par l'un des thèmes de sa sculpture: les personnages au masque, grandes figures d'acier préoxydé. Quel visage apparaît derrière le masque arraché et brandi ? Un masque identique au premier. En d'autres termes, Aristidis Patsoglou, à la fin de sa fructueuse circumnavigation d'Athènes à Paris, de l'art archaïque au vingtième siècle, est arrivé à lui-même, à son être authentique, à son génie personnel que deux mots résument: puissance et liberté.
 
Aristidis Patsoglou 02~1
 
La puissance, vertu si rare aujourd'hui dans la statuaire, naît de la volonté de ne pas considérer la sculpture en elle-même mais de construire un ensemble espace-figure, comme si Patsoglou voulait réintégrer l'homme dans ce qui le constitue aussi : le milieu de son action. L'espace, l'artiste le sculpte autant que sa figure, et ce, vers l'extérieur, l'intérieur, le haut, le bas. Les dos s'ouvrent découvrant des grottes d'aspérités, les corps se fendent, les poissons se font transparents en laissant deviner d'autres, les danseuses se démultiplient, les carapaces se crevassent pour découvrir la souffrance de l'homme opprimé, des geôles bétonnées, tels les brode­quins du Moyen Age, écrasent et garrottent l'homme debout et nu. L'espace se bâtit par la répétition, la parthénogenèse, la transparence, l'éventration, l'absence (« La Pause »), l'allusion comme dans l'extraordinaire série chorégraphique, le creusement de la silhouette, le faisceau des plans (« Le fils assassiné ») quand ce n'est pas le personnage lui-même qui assume l'horizontale et la verticale (« L'Ecriture »), enfin par d'audacieux échafaudages d'êtres («La Famille»).
 
Aristidis Patsoglou 03~5

Dire qu'un artiste se soucie d'espace humain, c'est affirmer qu'il aime l'homme et sa liberté. Or la traduction spatiale de la liberté est le mouve­ment, respiration, essor physique et spirituel de l'homme et des êtres. Aristidis Patsoglou, audace,peu commune, le dit d'abord par sa privation, son absence, plus exactement par l'immobilisation des êtres, leur enfer­mement par les autres, par eux-mêmes. Il les enserre dans le ciment, les verrouille par l'acier et donne ainsi à voir le désir, la soif de bouger, vivre et s'élancer. Puis il dit non plus le rêve paralysé du mouvement mais son épanouissement difficile, telle une éclosion surprise et enivrée : la joie de sentir muscles et chair, membres et corps entier enfin s'animer. La danse sous le ciel libre souligne — comme un critique l'a justement écrit — « le bonheur existentiel- » enfin recouvré.

 
Précieuse mais précaire est la liberté. Et en l'exaltant Aristidis Patsoglou se désentrave des influences passées, des accidents de la matière, et parvient à sa propre liberté de créateur. Il s'impose une technique qui ne laisse rien décider au hasard. Lors d'une coulée, le métal peut prendre un aspect, une couleur, une matière que l'artiste n'a pas prévus. Aussi Aristidis Patsoglou préfère-t-il assembler ses plaques laminées de bronze ou d'acier à la soudure électrique et garder ainsi la maîtrise de la granu­lation, des effets de moire, jouer des bavures des boursouflures ou incruster par un jeu de bronze sur acier la lumière dans la chair même de la statue. Sa liberté ne se partage pas, à la fois thème et technique, elle s'exerce jusqu'à l'ultime instant.
 
L'acier, croit-on, est froid comme l'éclat de l'étoile. Aristidis Patsoglou relève le défi, il l'anime de veines, d'artères et coule ainsi l'amour dans l'inaltérable. Admirable défi que de voir dans une étoile tombée à terre non une matière inerte et stérile mais — selon la parole du romancier — « un homme qui a ouvert ses bras et ses jambes pour embrasser un autre homme ».
 
Jacques CATTEAU.

 

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