06/02/2009

A.Poussin, S.Tesson: On a roulé sur la terre.

Numériser0002 [web520]Le point de départ? Un beau pari : faire le tour du monde à bicyclette, en un an jour pour jour, avec pour tout budget moins de 1000 euros chacun! 

365 jours après, Alexandre et Sylvain sont revenus avec 31 pays et 25 000 kilomètres dans les mollets. Ils ont traversé l'Afrique, le continent américain, l'Asie, les pays de l'Est et enfin l'Europe de l'Ouest, vivant chez l'habitant, au gré de leurs rencontres. Improvisation et débrouillardise, anecdotes burlesques, petites et grosses contrariétés, mais aussi splendeur et poésie émaillent le récit de leur voyage. 

Au-delà de l'exploit sportif, les aventures surprenantes de deux jeunes Français qui racontent, avec toute la fraîcheur de leurs vingt ans, cette année à la découverte du monde. Ils ont suscité, depuis, beaucoup de vocations...

Également chez Pocket : La marche dans le ciel d'Alexandre Poussin, Africa Trek (deux tonies) en colla­boration avec Sonia Poussin; de Sylvain Tesson, L'axe du loup et Petit traité sui, l'immensité du monde. 

ALEXANDRE POUSSIN

En 1994, Alexandre Poussin fait le tour du monde à bicyclette avec Sylvain Tesson: un an, 25 000 km, 35 pays. En 1997, ils traversent l'Himalaya, et revien­nent avec un second récit La marche dans le ciel (Robert Laffont, 1998).

En 2001, Alexandre Poussin repart avec son épouse Sonia pour trois ans de marche le long de la vallée du Rift en Afrique de l'Est dans les pas des premiers hommes. Ils en rapporteront un ouvrage en deux tomes Africa Trek (Robert Laffont, 2004 et 2005, vendus à plus de 280 000 exemplaires).

Alexandre Poussin mène ainsi une vie d'écrivain- - voyageur, de réalisateur et de journaliste-conférencier.

SYLVAIN TESSON

Sylvain Tesson, 35 ans, a étudié la géographie et a publié une dizaine de livres, parmi lesquels L'axe du loup (Robert Laffont, 2004), Éloge de l'énergie vaga­bonde (Éditions des Équateurs, 2007) et Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (Éditions des Équateurs, 2008).

EXTRAIT

Notre spectacle de troubadours est notre seule façon de remercier. Que nos hôtes soient moines, enseignants ou paysans, nous montrons notre gratitude en faisant les clowns. Nous avons renversé les schémas. D'habi­tude l'Occidental est celui qui pourvoie. Ses poches contiennent la verroterie. Mais nous n'avons rien de superflu. Et nos hôtes comprennent vite que c'est nous qui avons tout à leur demander. Nous sommes des démunis accueillis chez les pauvres. N'est-ce pas la raison pour laquelle nous avons reçu partout un accueil aussi généreux ? Nous n'excitons pas les convoitises. Nous sommes en position de faiblesse. Et ce que nous donnons, c'est un peu de distraction et d'exotisme dans ces villages des tropiques où les saisons succèdent aux saisons. Nous repensons souvent à cette conversation tenue avec un Thaï à quelques kilomètres de Bangkok. Il nous questionne, il nous raconte sa vie, puis nous laisse à notre sieste. Quand nous voulons payer le déjeuner, le patron nous annonce que le Thaï a déjà réglé. Nous lui avions donné un peu de rêve d'Europe, il nous a remerciés.

18:15 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poussi, tesson |  Facebook |