23/07/2008

Jean Diwo: Les Violons du Roi.

Perso0003 [Web520]Jean Diwo. 

Pour écrire sa saga des Dames du Faubourg, Jean Diwo, pari­sien depuis trois générations, a abandonné il y a dix ans une longue carrière de journaliste. Formé à l'école des grands quoti­diens puis de Paris-Match où il fut grand reporter, il a fondé et dirigé durant vingt ans Télé 7 jours.

Les violons du Roi a été publié aux Éditions Denoël en 1990. 

Les violons du Roi. 

Voici le roman d'une poignée d'artisans de génie installés à Crémone, dont Antonio Stradivari, le plus grand luthier de tous les temps, qui achève de transformer le violon vulgaire et grinçant des ménétriers en instrument royal. Durant plus de soixante ans, l'atelier de Stradivari livre aux rois et aux princes des violons aux sons et aux vernis magiques, jamais égalés depuis. 

Dans le roman de Jean Diwo, la musique baroque fait vibrer les chapelles, les salles de concerts, et se mêle intimement à l'histoire des luthiers. A Rome, Corelli fait pleurer la reine Christine de Suède en jouant de son stradivarius et le révérend Antonio Vivaldi entraîne Venise dans le tourbillon de ses « Quatre saisons ». Le «Prêtre roux», s'il ne dit pas la messe, dirige de son archet enchanté l'école de musique des jeunes filles de la Pietà et trimbale à travers les cours d'Europe, et jusqu'au Vatican, sa cohorte de nonnettes musiciennes et chanteuses. Ainsi, pris par la magie du violon, artisans et grands seigneurs, jeunes femmes espiègles et mères de famille austères, apprentis et virtuoses vivent, aiment et meurent dans une Italie à la fois rayonnante et déchirée. 

Extrait . 

En fait, nos instruments ont les formes d'une belle femme. L'évidement des côtés est d'une grâce qu'on ne saurait comparer qu'à la taille la plus fine et la mieux dessinée de nos compagnes. Nous nous éver­tuons même à enrober ces courbes parfaites de filets, de volutes sculptées dans la douceur des plus beaux bois. Il n'y a pas si longtemps, j'habillais mes belles, car, je vous le répète, le violon, comme la viole, est une femme, d'éclisses finement incrustées de fleurs et de pampres ciselés. Le soir venu, nous quittons ce poème de grâce qu'est le violon pour retrouver auprès de notre femme les courbes vivantes de la vie. Mes amis, je vous le dis, le luthier est sensuel de nature. C'est un être attentif, raffiné et voluptueux. Devant son établi comme dans son lit!

18:45 Écrit par Lucky Skywalker dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : diwo, violon |  Facebook |